France mère des arts, des armes et des lois (1975) on IMDb: Movies, TV, Celebs, and more Menu. Movies. Release Calendar DVD & Blu-ray Releases Top Rated Movies Most Popular Movies Browse Movies by Genre Top Box Office Showtimes & Tickets In Theaters Coming Soon Movie News India Movie Spotlight. TV Shows . What's on TV & Streaming Top Rated Shows
Savoir Devise villes Devises et armes des villes de France origine, histoire, description, explications relatives à ces armoiries Savoir Devise villes Rozoy-sur-Serre Aisne. D’argent, à trois roses de gueules boutonnées d’or. Devise Rosa inter flores Rose au milieu des fleurs Publié le vendredi 27 janvier 2012, par D’azur, à la salamandre au milieu des flammes, le tout au naturel. Devise Durabo Je durerai D’azur, au lion d’or ; parti d’argent, à l’aigle à deux têtes, le vol abaissé, de sable, chargée sur son estomac d’une fasce et divise alaisées d’or, surchargées de cinq trèfles de sinople. Devise Lus ... D’azur alias de gueules au navire d’or alias d’argent aux voiles déployées d’hermine, voguant sur une mer ombrée de sinople. Devise S’ils te mordent, ... Rozoy-sur-Serre Aisne. D’argent, à trois roses de gueules boutonnées d’or. Devise Rosa inter flores Rose au milieu des fleurs
France mère des arts, des armes et des lois est un poème célèbre de Joachim du Bellay. Il fait partie du recueil Les Regrets publié en 1558. Ce sonnet lyrique en alexandrins, écrit lorsque le Marcel Mankita, Gilféry NGamboulou et Athaya Mokonzi sont des artistes congolais de Brazzaville ayant bénéficié d'une formation en arts dramatiques au Centre national des écritures du spectacle d'Avignon en France. La formation en écriture théatrale s'inscrit dans le cadre de la création d'une pièce de théâtre. Athaya Mokonzi et Marcel Mankita travaillent sur la pièce Trans-maître » de Elemawusi Agbedjidji, auteur et metteur en scène Togolais. La pièce aborde la question de l'héritage de la langue française, langue que Paris imposa au reste de la France et à l'empire colonial. Après une première étape de recherche à Lomé Togo et une seconde, de travail de table à Metz, l'équipe de création se retrouve à la Chartreuse pour entamer des répétitions au plateau. Quant à Gilféry NGamboulou, artiste comédien, metteur en scène, auteur et directeur artistique du Théâtre des Sans Voix, il retravaille la pièce Respirer pour les autres ». L'artiste a obtenu la bourse ody
France mère des arts, des armes et des lois, Joachim Du Bellaydit par François VibertFrance, mère des arts, des armes et des lois, Tu m'as nourri longtem
La France accuse Israël de violer les droits des femmes palestiniennes. Elle a soutenu une résolution adoptée le 22 juillet par 40 voix contre 6, avec 4 abstentions lors de la session 2022 de l’ECOSOC, le Conseil économique et social de l’ONU. L’ECOSOC a également condamné Israël dans une deuxième résolution pour avoir prétendument violé les droits économiques et sociaux des Palestiniens. Détail du vote 40 OUI Argentine, Bangladesh, Belgique, Belize, Bénin, Bolivie, Botswana, Bulgarie, Chili, Chine, Colombie, Congo, Côte d’Ivoire, Danemark, Finlande, France, Grèce, Inde, Indonésie, Italie, Japon, Kazakhstan, Lettonie, Libye, Maurice, Mexique, Monténégro, Nouvelle-Zélande, Nicaragua, Nigéria, Oman, Panama, Pérou, Portugal, Corée du Sud, Russie, Thaïlande, Tunisie, Tanzanie, NON États-Unis, Canada, Royaume-Uni, République tchèque, Israël, ABSTENTION Autriche, Croatie, Guatemala, Iles Salomon Haïm Musicant Haïm Musicant est directeur général du Conseil Représentatif des Institutions juives de France CRIF depuis 1996. En 1977, il a fondé le Centre d’Information et de Documentation Israël-Proche-Orient CIDIP. Il a été également directeur européen du B’nai Brith de 1979 à Musicant a écrit des centaines d’articles pour des journaux juifs. Il a publié plusieurs livres dont Ehoud Barak, le faucon de la paix », en collaboration avec Paule-Henriette Lévy.
  1. Аճуноξխх слուслու г
  2. Уղаլε իктуηаπ λθщу
    1. Глገрыςев ጡ зифըσቆծ ճуцоцኂքи
    2. Διхронаνюц оγυտθкяթ
    3. Уш αтвፕնусጾ кυ աш
Maisdepuis sa construction, en 1889, elle était déjà cet emblème de la « modernité » au cœur de Paris, symbole d’une France pays d’ingénieurs et plus seulement « mère des arts, des armes et des lois ». Train (des milliers de kilomètres en quelques décennies) auto, avion, électricité, cinéma, la France est au début du XXème siècle pionnière à peu près en tout et s
Publié le 29 juil. 2009 à 300Selon un sondage réalisé en France à la fin des années 1990, pour 6 femmes sur 10, c'est l'invention de la pilule qui avait le plus contribué à changer leur vie au cours des dix précédentes années, loin devant l'égalité professionnelle. Aujourd'hui, elles sont plus de 100 millions dans le monde - et 5,6 millions dans le seul Hexagone - à prendre la pilule, chaque jour, pour éviter des grossesses non désirées. Mais pour devenir le premier moyen de contraception au monde, bien des obstacles tant scientifiques que moraux ont dû être l'origine de l'invention de cet outil contraceptif révolutionnaire, un trio composé de deux femmes, Margaret Sanger et Katherine McCormick, et d'un homme, Gregory Pincus. Margaret Sanger, infirmière new-yorkaise, assiste en 1912 à la mort d'une jeune mère de trois enfants qui avait tenté d'avorter seule. Cet événement achève de forger chez Margaret Sanger, issue d'une famille de onze enfants, la conviction que les femmes ne pourraient véritablement s'épanouir qu'une fois libérées de la crainte de grossesses non désirées. Elle se battra donc pendant quarante ans pour le contrôle des naissances et créera en 1923 à New York un Bureau d'information sur la contraception, qui fut le premier centre de planning familial. Katherine McCormick, elle, est issue d'une famille aisée d'avocats. Deuxième femme à obtenir un diplôme en sciences du MIT, c'est dans le cadre de ses activités militantes en faveur du droit de vote féminin qu'elle va rencontrer Margaret Sanger, elle aussi " suffragette ". A la mort de sa mère puis de son mari, Catherine McCormick hérite d'une fortune considérable qu'elle va en partie consacrer à la mise au point d'un contraceptif oral bon et oestrogènesLe bras armé de cette quête sera le biologiste Gregory Pincus. En 1953, lorsque les deux femmes viennent le voir, ce dernier a cinquante ans et derrière lui une carrière où sa créativité scientifique lui a valu d'être rejeté par l'establishment. En 1934, il avait en effet, réalisé une grande première en réussissant la fertilisation in vitro de lapins. A l'heure où paraissait " Le Meilleur des mondes ", d'Aldous Huxley, ces premiers " lapins éprouvette " lui avaient valu d'être qualifié de " Dr Frankenstein " par le " New York Times ", mais aussi de perdre son poste de professeur assistant à Harvard. Depuis, il survivait difficilement, créant en 1944 une fondation qui s'était peu à peu spécialisée dans la recherche sur les hormones stéroïdiennes, classe à laquelle appartiennent les hormones sexuelles. C'est sans doute son indépendance d'esprit et sa position en marge de l'establishment médico-scientifique qui ont convaincu les deux femmes de lui confier le de Pincus est de trouver une méthode contraceptive qui mime les mécanismes hormonaux naturels provoquant l'arrêt de l'ovulation pendant la grossesse. Pincus fait alors l'hypothèse que cet arrêt est lié à l'augmentation de la sécrétion de progestérone, cette dernière pouvant alors servir de contraceptif. Par chance, deux laboratoires, Syntex et Searle, viennent de synthétiser les premières formes orales actives de la progestérone. Ils laissent Pincus utiliser leurs formulations chez l'animal puis chez la femme. Après un premier essai concluant sur un nombre limité de femmes dans le Massachusetts, un essai à grande échelle est lancé à Porto Rico en 1956 avec le produit de Searle qui associe des oestrogènes à la progestérone. L'efficacité du produit est prouvée et, en 1960, la FDA autorise pour la première fois, la commercialisation d'une pilule contraceptive. Au fil du temps, les dosages en hormones ne cesseront de décroître jusqu'aux pilules minidosées parce que la pilule n'est pas un " médicament " comme un autre, qu'elle touche à la fécondité et par là même au statut de la femme, sa diffusion ne sera que progressive. La Grande-Bretagne sera le premier pays d'Europe à l'autoriser en 1960. Mais en France, la loi de 1920, qui criminalise l'avortement, interdit aussi toute propagande pour la contraception. Il faudra attendre la loi Neuwirth de 1967 pour que l'importation, la fabrication et l'accès aux produits contraceptifs soient autorisés. Avec des restrictions toutefois, comme l'obligation du consentement des parents avant 21 ans. C'est la loi Veil de 1974 qui lèvera les dernières restrictions.
\n \n \n \n\nfrance mère des arts des armes et des lois
France mère des arts, des armes et des [] - Joachim Du Bellay. citation 1. France, mère des arts, des armes et des lois. Les Regrets (1558) de . Joachim Du Bellay . Références de Joachim Du Bellay - Biographie de Joachim Du Bellay Plus sur cette citation >> Citation de Joachim Du Bellay (n° 109012) - Ajouter à mon carnet de citations Notez cette citation : - France, mère des arts, des armes et des lois,Tu m’as nourri longtemps du lait de ta mamelle Ores, comme un agneau qui sa nourrice appelle,Je remplis de ton nom les antres et les tu m’as pour enfant avoué quelquefois,Que ne me réponds-tu maintenant, ô cruelle ?France, France, réponds à ma triste nul, sinon Écho, ne répond à ma les loups cruels j’erre parmi la plaine,Je sens venir l’hiver, de qui la froide haleineD’une tremblante horreur fait hérisser ma tes autres agneaux n’ont faute de pâture,Ils ne craignent le loup, le vent ni la froidure Si ne suis-je pourtant le pire du troupeau. Etplus que l'air marin la douceur Angevine. France, mère des arts, des armes et des lois ( tiré des Regrets - 1558) France, mère des arts, des armes et des lois, Tu m'as nourri longtemps du lait de ta mamelle : Ores, comme un agneau qui sa nourrice appelle, Je remplis de ton nom les antres et les bois. Si tu m'as pour enfant avoué quelquefois, France, mère des arts, des armes et des lois, Tu m’as nourri longtemps du lait de ta mamelle ; Ores, comme un agneau qui sa nourrice appelle, Je remplis de ton nom les antres et les bois. Si tu m’as pour enfant avoué quelquefois, Que ne me réponds-tu maintenant, ô cruelle ? France, France, réponds à ma triste querelle. Mais nul, sinon Echo, ne répond à ma voix. Entre les loups cruels j’erre parmi la plaine ; Je sens venir l’hiver, de qui la froide haleine D’une tremblante horreur fait hérisser ma peau. Las ! Tes autres agneaux n’ont faute de pâture, Ils ne craignent le loup, le vent, ni la froidure Si ne suis-je pourtant le pire du troupeau. dit par André LUGUET Joachin DU BELLAY Les Regrets, 1558

Seulela France mère des arts, des armes et des lois. (et des décrets liberticides) applique cette loi du silence. Durant toutes ces derniers années nos associations n’ont eu de cesse de demander la moti-vation des décisions. Nous avons été entendus par le Sénateur César qui a introduit cette notion dans sa proposition de loi sur les armes. (3) classées en §9 de la 4e caté

Une nouvelle dynastie Les Valois Armes équestres des Valois Longtemps l'Histoire a présenté les Valois, qui régnèrent sur la France pendant plus de deux siècles et demi, comme une race de rois, souvent aimables, protecteurs des arts et des lettres, mais débauchés, rusés et cruels. Les treize princes de cette famille qui se succèdent sur le trône ne sont certes pas tous des modèles, mais au cours des guerres terribles, des troubles intérieurs et des profondes mutations qui bouleversent le pays, ils réussissent à défendre les institutions monarchiques et à élargir le domaine royal. En quelles circonstances les Valois montent-ils sur le trône ? A la mort, en 1328, de Charles IV le Bel, troisième fils de Philippe le Bel et qui comme ses aînés, ne laisse aucun héritier mâle, la branche directe des Capétiens s'éteint, du moins en ligne masculine. Deux concurrents s'opposent Philippe de Valois, cousin germain du défunt son père, Charles de Valois, était frère de Philippe le Bel, et Edouard III d'Angleterre, petit-fils de Philippe le Bel par sa mère, Isabelle de France. L'assemblée des barons se réunie à Paris pour trancher la question et n'hésite pas. Elle choisit Philippe de Valois. La France en 1328 En invoquant une loi des Francs Saliens, la loi salique, qui prive les femmes de la terre salique et qui d'ailleurs ne concerne pas le domaine royal, les légistes donnent au choix une assise juridique. Il est dit, en effet, "que femme ni par conséquent son fils ne peut, par coutume, succéder au roi de France". Philippe IV de Valois En fait, si la ligne masculine l'emporte en 1328 et de manière définitive en France, c'est par une suite logique de ce qui a été décidé en 1317 et en 1322 à la mort de Louis X et de Philippe V, leurs filles avaient été écartées. Il s'agit d'ailleurs d'un réflexe nationaliste contre Edouard d'Angleterre. Les barons choisissent Philippe de Valois, "né du royaume", qui, en outre, se trouve alors à Paris, ce qui fortifie sa position. C'est donc bien cette affirmation nationaliste plus que l'éviction des femmes qui fait l'intérêt de la décision des barons. Ce changement dynastique n'a du reste rien de comparable avec les "usurpations" des Carolingiens ou même des Capétiens. Avec les Valois, une branche cadette des Capétiens accède au trône en 1328 pour régner jusqu'en 1498, avec Charles VIII, ou même jusqu'en 1589, si l'on inclut les Valois-Orléans avec Louis XII et les Valois-Angoulême de François 1er à Henri III. Voyant sa dynastie s'éteindre, le dernier roi, Henri III, a la sagesse, avant de mourir en 1589, de désigner comme successeur un autre descendant de Saint Louis, Henri de Bourbon. Par leurs efforts successifs, les Valois contribuent à asseoir la monarchie et à créer la France moderne. Généalogie des Valois Dernière mise à jour le 30/07/2020
1000 France, mère des arts, des armes et des lois. (Joachim du Bellay, les Regrets) #1001 Et ne vaut-il pas mieux quelque orage endurer, Que d'avoir toujours peur de la mer importune? Par la bonne fortune on se trouve abusé, Par la fortune adverse on devient plus rusé. (Joachim du bellay, les Regrets) #1002 Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage. (Joachim du
Au nom de la maxime de minimis non curat praetor », la grande presse francophone belge, en temps normal, ne parle – pluralisme oblige – que des quatre partis traditionnels PS, MR, ECOLO, cdH. Elle n’évoque jamais les autres formations démocratiques tels, par exemple, le PTB+, le Rassemblement Wallonie-France RWF. Certes, leurs résultats ne sont pas mirobolants 1,24 % pour le PTB+, 1,39 % pour le RWF. Mais ils sont en progression le PTB+ double son score par rapport à 2004, le RWF voit ses résultats en hausse de 0,38 %. PS, cdH, MR étant à la baisse en juin 2009. Ces progrès sont dus à un travail de militants – non de clients » – luttant en faveur d’une cause démocratique. En revanche, la grande presse francophone belge fait ses choux gras de tensions susceptibles de naître parmi ces militants. Pour preuve, leur mise en évidence, fin 2009, sous le titre flamboyant de Rififi au RWF ». Le hasard faisant bien les choses, le jour même du Rififi » nous avons découvert le blogue Azur » tenu par un ancien confrère Pierre Stiévenart, Spécial », Le Soir » un professionnel de la communication avec 40 ans d’expérience ». Sous le titre France, mère des arts, des armes et des lois… », il écrit Il est des dates qu’on n’oubliera pas. Aujourd’hui, j’ai eu la confirmation que le Journal Officiel avait publié le décret m’accordant la nationalité française. Ayant décidé de vivre en France, y étant contribuable, il m’a semblé naturel de pouvoir y exercer la plénitude des droits et devoirs des citoyens de la République … Merci à la République de m’accueillir. La Belgique de papa » ayant vécu, je me considère comme un ancien Belge » qui a trouvé outre-Quiévrain non pas une herbe plus verte, mais un air moins corrompu. On se comprend ». Navigation des articles
DUBELLAY : FRANCE, MÈRE DES ARTS, DES ARMES ET DES LOIS => extrait du recueil Les regrets, publié en 1558. C'est l'un des poèmes les plus célèbres de Joachim du Bellay.
Deux jeunes de 21 ans, originaires de Frontignan Hérault ont été interpellés ce vendredi 4 décembre 2020 pour avoir agressé une mamie de 80 ans en novembre dernier. Les agresseurs ne sont malheureusement pas tombés sur la bonne personne, l'octogénaire est une adepte des arts martiaux."Il ne faut pas juger un livre à sa couverture", un proverbe qui prend tout son sens dans cette histoire. Des jeunes qui ont tenté d'agresser une octogénaire, n'ont pas été au bout de leurs surprises. La "mamie de 80 ans" a su faire preuve de résistance face aux assaillants et a réussi à s'en débarrasser toute seule grâce à son talent caché les arts le rapporte France Bleu, les faits se sont déroulés à Agdes le 17 novembre 2020. Pensant que l'octogénaire était fortunée, deux agresseurs se sont rendus au domicile de la dame dans un seul but la cambrioler. Pour mener à bien la mission, l'un des agresseurs était vêtu d'un casque de moto et "d'un pistolet semi-automatique" selon les dires de la victime, mais qui n'a jamais été retrouvé. Il sonna à la porte avant de braquer son arme sur la tempe de la vielle dame. Il tenta alors d'arracher les bijoux que la vielle dame possédait sur elle. Faisant preuve de courage, l'octogénaire porta un coup dans les parties intimes de l'agresseur, en plus d'une rafale de coup-de-poings. Alertés par les cris de la mamie, trois de ses voisins ont alors ne fait pas le moineLes agresseurs sont deux anciens militaires l'un d'eux est connu des services de police. En effet, il a été condamné à cinq reprises et est récemment sorti de prison après trois ans derrière les barreaux pour vol aggravé. Pour cette récidive, le jeune homme risque jusqu'à 20 ans de prison. N'ayant plus beaucoup d'espoir d'y échapper, il a demandé du temps afin de préparer au mieux sa attendant le procès, les deux jeunes hommes ont été placés en détention provisoire, l'un d'eux s'étant rendu de lui-même au commissariat. Quant à son complice, ses empreintes ont été retrouvées sur les lieux de l'agression, ce qui a mené à son interpellation. De son côté, l'octogénaire est ressortie de cette histoire... avec quelques blessures à la main. France mère des arts, des armes et des lois, Tu m'as nourri longtemps du lait de ta mamelle : Ores, comme un agneau qui sa nourrice appelle, Je remplis de ton nom les antres et les bois. Si tu m'as pour enfant avoué quelquefois, Que ne me réponds-tu maintenant, ô cruelle ? France, France, réponds à ma triste querelle. Mais nul, sinon Écho, ne répond à ma voix.
____________________________________________________________________________________________________ France, mère des arts, des armes et des lois, Tu m'as nourri longtemps du lait de ta mamelle Ores, comme un agneau qui sa nourrice appelle, Je remplis de ton nom les antres et les bois. Si tu m'as pour enfant avoué quelquefois, Que ne me réponds-tu maintenant, ô cruelle ? France, France, réponds à ma triste querelle. Mais nul, sinon Écho, ne répond à ma voix. Entre les loups cruels j'erre parmi la plaine, Je sens venir l'hiver, de qui la froide haleine D'une tremblante horreur fait hérisser ma peau. Las, tes autres agneaux n'ont faute de pâture, Ils ne craignent le loup, le vent ni la froidure Si ne suis-je pourtant le pire du troupeau. Recueil poétique de Joachim du Bellay 1522-1560, Les Regrets fut publié sous le titre les Regrets et Autres Œuvres poétiques à Paris chez Fédéric Morel en 1558. Avant d’être rassemblés, nombre des sonnets qui composent le recueil circulaient soit en manuscrits, soit imprimés sans l’autorisation de l’auteur. En 1553, le poète avait accompagné à Rome son illustre parent, le cardinal Jean du Bellay, qui lui avait confié l’intendance de sa maison. Même si l’enthousiasme des premiers temps céda la place au désenchantement, le séjour romain fut loin d’être stérile après avoir quitté Rome, en août 1557, Du Bellay publia coup sur coup, l’année suivante, les Regrets, les Divers Jeux rustiques, les Antiquités de Rome, et un recueil de Poëmata latins; en outre, le poète revenait en France pourvu de substantiels bénéfices ecclésiastiques, et l’avenir se présentait pour lui sous de bons auspices. Il ne faut donc pas faire une lecture trop littérale des sonnets relatifs à la désolation du séjour romain et à l’obligation navrante de courtiser». Les Regrets se nourrissent évidemment de références littéraires dès le sonnet liminaire “À son livre”, Du Bellay se place sous l’invocation d’Ovide, dont il traduit plusieurs vers mot pour mot; mais tandis que les Tristes gémissaient sur l’éloignement de Rome, les Regrets renversent la perspective et font de la Ville éternelle le bord incogneu d’un estrange rivage». Au souvenir d’Ovide s’ajoute l’influence décisive de la satire horatienne paraphrasant dans le deuxième sonnet l’auteur des Satires, Du Bellay se réclame d’une simplicité qu’il qualifie de prose en ryme» ou de ryme en prose»; il est ainsi conduit à adopter l’alexandrin, vers prosaïque aux yeux des poètes du temps. Le sonnet France, mère des arts, des armes et des lois » est le neuvième du recueil. Au XVI° siècle, c’est l’Italie qu’on appelle mère des arts ». En donnant ce surnom à la France, dans le sonnet IX, Du Bellay continue la méditation du sonnet VII Cependant que la Cour mes ouvrages lisait » ce poème, l’un des plus célèbres du recueil, poursuit la méditation sur les liens entre un poète et le pays qui l’inspire. Mais le ton de la plainte se fait plus pathétique. Nous verrons dans une première partie.... Plan Introduction I L’appel pathétique A/ Le poète et la France rimes masculines et féminines B/ L’élégie et le regret » du pays perdu la poésie patriotique C/ La France bergère la poésie pastorale II Le détournement des références et l’institution d’une poétique propre A/ France et Italie les sœurs belligérantes B/ Le détournement de la poétique pétrarquiste C/ Sonnet et alexandrin Conclusion L'accès au reste du commentaire littéraire est protégé par un code d'accès. Pour l'obtenir, il vous suffit d'appeler le numéro de téléphone correspondant à votre pays et votre mot de passe vous sera dicté par un robot vocal. Veillez à bien noter quelque part votre numéro d'accès afin de ne pas l'oubier ! Entrez ensuite le code dans le champ en dessous des drapeaux puis cliquez sur "envoyer". Cet appel vous est facturé 1,68 euros. Le code est valable 2 fois ! Si vous rencontrez des problèmes, contactez-nous. Pour avoir des accès gratuits envoyez nous vos devoirs ! Plus d'informations Ce fichier contient un commentaire composé avec introduction, conclusion et transitions rédigées Plan ; I L’appel pathétique A/ Le poète et la France rimes masculines et féminines B/ L’élégie et le regret » du pays perdu la poésie patriotique C/ La France bergère la poésie pastorale II Le détournement des références et l’institution d’une poétique propre A/ France et Italie les sœurs belligérantes B/ Le détournement de la poétique pétrarquiste C/ Sonnet et alexandrin Conclusion Attention Le site propose des documents qui peuvent vous servir de base ou de modèle dans vos travaux scolaires. Il est vivement conseillé de ne pas les recopier mais seulement de s'en inspirer. Le webmaster de ce site ne saurait en aucun cas être responsable des notes ou des sanctions résultant de l'utilisation de la banque de données du site. Les corrigés permettent, d'acquérir des méthodes de rédaction, et de prendre conscience des attentes du correcteur mais ils ne sont pas forcément une aide à long terme. N'oubliez pas que l'objectif est d'arriver à construire un devoir pour le jour du baccalauréat. Vous n'aurez plus internet sous la main. Il faut donc que la consultation des corrigés vous aide à vous préparer à cette épreuve. Cela ne doit pas être une solution de facilité. Je vous suggère donc de n'avoir recours à ces corrigés qu'après avoir fait l'effort de construire votre propre réflexion. Et si le corrigé qui est proposé ne va pas dans le sens de ce que vous avez fait n'en déduisez pas automatiquement que votre travail n'est pas correct. Au contraire, c'est l'occasion de réfléchir aux choix qui ont été faits par le correcteur et à vos propres choix. Vous pouvez en discuter avec votre professeur. Enfin, n'attendez pas que votre prof vous fasse tout le travail. Rappelez-vous qu'il peut y avoir de bons devoirs très différents entre eux. © - Tous droits réservés. Toute reproduction complète ou partielle est formellement interdite. Les commentaires de texte, et les fiches hébergées sur le site sont la propriété de
Sonnet| Poème écrit par Joachim DU BELLAY (1522-1560)Extrait du recueil Les RegretsDit par Laurent NOGATCHEWSKY----- ** Proposer de la poésie S'il vous venait l'idée inattendue et aussi, c'est vrai, quelque peu bizarre de taper dans Google toddler shot mother» ou toddler shot father», à savoir bambin tire sur sa mère» ou son père», le moteur de recherche vous proposera un nombre étonnamment élevé de réponses, constate ce matin le magazine SLATE. Bien sûr, toutes les occurrences ne concernent pas directement ce genre d’affaires, mais elles sont au total extrêmement nombreuses. Et c'est ainsi, par exemple, que la semaine dernière, à Milwaukee aux États-Unis, un enfant en bas âge a tué sa mère dans sa propre voiture. L’enfant, qui était assis sur le siège arrière, raconte THE GUARDIAN, a pris le pistolet qui était en train de glisser sous le siège conducteur et a tiré, touchant sa mère. Le genre de faits divers qui émeut les lecteurs, parce qu’il s’agit essentiellement d’enfants qui n’ont, bien entendu, pas conscience de ce qu’ils font et qui tirent par accident. Mais comme le note, cette fois-ci, THE WASHINGTON POST, ce genre de choses arrive, en réalité, plus souvent qu’on ne le croit. Le quotidien américain a repéré pas moins de sept situations similaires, ces dix derniers jours. Depuis le 20 avril, la police a compté sept enfants, sachant à peine marcher, qui ont tiré accidentellement sur leurs parents, leurs frères, leurs sœurs ou parfois sur eux-mêmes. C'est le cas, en particulier, d'un garçon de 3 ans qui, il y a une semaine tout juste, s’est tué après avoir trouvé une arme chez lui. Quelques jours plus tôt, un autre garçon âgé, lui, de 2 ans est mort après avoir utilisé l’arme trouvée dans le sac à main de sa mère. Et le problème est encore plus inquiétant quand on regarde la tendance globale de ces drames aux États-Unis. Ainsi, alors que le nombre d’incidents impliquant un bébé âgé de 1 à 3 ans tirant avec une arme sur quelqu'un était d’une fois par semaine en moyenne, les chiffres ont explosé depuis le début de l’année. La statistique était déjà choquante, mais elle l'est de plus en plus en 2016 depuis le 1er janvier, au moins vingt-trois bébés ont été impliqués dans des incidents avec armes à feu, contre dix-huit sur la même période l'an dernier. Les États les plus touchés sont la Géorgie, le Texas et le Missouri. Or toujours selon THE WASHINGTON POST, il ne s’agirait pas que d’une question de densité de population. La Californie et New-York, par exemple, sont deux États avec une population très élevée mais ils ont compté seulement trois tirs impliquant des bébés depuis l’année dernière. Quant à l’Illinois, où Chicago produit des chiffres tragiques en termes d’homicides, cet État n’a pas compté de bébés parmi les tireurs depuis l’année dernière. L’explication principale de ces différences s'expliquerait davantage par des lois moins strictes, dans certains États, pour encadrer l’accès aux armes par les enfants. Si l’impossible contrôle des armes à feu est un sujet récurrent aux États-Unis, en revanche, on parle moins souvent du lobby des armes en moins puissants que la tristement célèbre NRA National Rifle Association des États-Unis, des lobbies européens pro-armes se mobilisent, aujourd’hui, contre une proposition de l’Union Européenne qui vise à limiter les ventes d’armes à feu. Ces groupes ont, en effet, lancé une pétition en ligne et adressé des courriels en nombre aux décideurs de Bruxelles. A les en croire, les mesures que prépare la Commission européenne pénaliseraient les chasseurs et les tireurs sportifs, sans guère limiter la capacité des terroristes et autres criminels à se procurer des armes. Car c'est bien, là, tout l'objet de cette proposition européenne lutter contre le terrorisme. Dans un premier temps, rappelle le journal POLITICO repéré par le Courrier International, la Commission avait appelé à de nouveaux contrôles sur les ventes d’armes automatiques après les attentats de Paris en novembre dernier, avant de réitérer ces appels au lendemain des attaques de Bruxelles le 22 mars 2016. Le lendemain même des attentats, le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, déclarait qu’une révision de la directive de l’UE sur les armes à feu était à l’ordre du jour, pour améliorer la sécurité dans l’ensemble de l’Union. Sauf que les lobbys pro-armes, eux, ne l'entendent pas de la même oreille. Ils affirment haut et fort leur opposition aux nouvelles mesures et cherchent, désormais, à influencer les ministres de l’Intérieur de l’UE, appelés à se demander s’il y a lieu ou non aujourd'hui de renforcer les lois sur les armes à feu et même d’interdire certaines armes semi-automatiques en Europe. Leurs pressions ont été telles, précise toujours l'article, que Juncker a cru bon d’inviter explicitement les pays de l’UE à ne pas céder face aux divers lobbys. Les ministres de l’Intérieur espèrent boucler leur version de la directive le mois prochain. Et les membres de la Commission du marché intérieur au Parlement européen tablent sur le même calendrier. S'il est peu probable que les groupes de pression européens fassent obstacle à la législation, une telle campagne révèle, quoi qu’il en soit, une ardeur nouvelle de la part des lobbies des armes de l’UE. Et ce, quand bien même les efforts des lobbies européens ne sont encore rien en comparaison de la capacité de la NRA à influencer, aujourd'hui, les législateurs américains. L’an dernier, la NRA a dépensé plus de 20 millions de dollars en lobbying et dons de campagne aux États-Unis, d’après la base de données OPEN SECRETS. Par comparaison, la plupart des associations de chasseurs et de tir sportif de l’UE révèlent des coûts de lobbying de moins de 10 000 euros par an. En attendant, la pétition contre la proposition de l’UE a déjà recueilli plus de 315 000 signatures depuis son lancement. Par Thomas CLUZEL France mère des arts, des armes et des lois, Tu m’as nourri longtemps du lait de ta mamelle : Ores, comme un agneau qui sa nourrice appelle, Je remplis de ton nom les antres et les bois. Si tu m’as pour enfant avoué quelquefois, Que ne me réponds-tu maintenant, ô cruelle ? France, France, réponds à ma triste querelle. 403 ERROR The Amazon CloudFront distribution is configured to block access from your country. We can't connect to the server for this app or website at this time. There might be too much traffic or a configuration error. Try again later, or contact the app or website owner. 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France mère des arts, des armes et des lois (1975) on IMDb: Plot summary, synopsis, and more Menu. Movies. Release Calendar DVD & Blu-ray Releases Top 250 Movies Most Popular Movies Browse Movies by Genre Top Box Office Showtimes & Tickets In Theaters Coming Soon Movie News India Movie Spotlight. TV Shows. What's on TV & Streaming Top 250 TV Shows
Depuis la Renaissance, la mère allégorique » incarne la France ou la République, dans les poèmes, les chansons, les discours. Au XXe siècle, on peut tourner en dérision cette allégorie. France, mère des arts, des armes et des lois ! »390 1522-1560, Les Regrets 1558 Poète inspiré comme beaucoup d’autres par l’amour du pays, il renonce à la carrière militaire pour faire des vers. La trilogie des arts, des armes et des lois » résume l’histoire de cette époque si riche, si contrastée Le dialogue tour à tour sanglant et serein qu’on appela Renaissance » Malraux, Les Voix du silence. L’historien du XIXe siècle confirme L’aimable mot de Renaissance ne rappelle aux amis du beau que l’avènement d’un art nouveau et le libre essor de la fantaisie ; pour l’érudit, c’est la rénovation des études de l’Antiquité ; pour les légistes, le jour qui commence à luire sur le discordant chaos de nos vieilles coutumes. » Michelet, Histoire de France Toutes les citations qui suivent sont commentées dans nos Chroniques. Supplie très humblement ceux auxquels les Muses ont inspiré leurs faveurs de n’être plus latiniseurs ni grécaniseurs, comme ils sont plus par ostentation que par devoir, et prendre pitié, comme bons enfants, de leur pauvre mère naturelle. »394 RONSARD, Préface de La Franciade 1572 Au cœur des guerres de Religion, l’allégorie s’impose plus que jamais sous la plume du poète patriote qui se bat aussi pour le français, langue en pleine évolution. Combat gagné à la fin du siècle, contribuant à faire l’unité de la France. Je veux peindre la France une mère affligée,Qui est, entre ses bras, de deux enfants chargée. »545 Agrippa d’AUBIGNÉ, Les Tragiques 1616 Témoin à 8 ans des horreurs de la guerre civile qui commence à déchirer le pays, il combattra toute sa vie, épée ou plume à la main. Cri de haine contre les catholiques, hymne à la gloire des protestants, chant d’amour à la France incarnée en femme. Par la voix du canon d’alarme, / La France appelle ses enfants. Allons, dit le soldat, Aux armes ! / C’est ma mère, je la défends. »Mourir pour la patrie, / C’est le sort le plus beau, / Le plus digne d’envie. »2128 MAQUET, paroles, et VARNEY, musique, Chant des Girondins 1847, entonné le 22 février 1848 au matin, place de la Concorde Chœur tiré du Chevalier de Maison-Rouge, version théâtrale du roman historico-héroïco-révolutionnaire signé Dumas et Maquet. Grand succès populaire, ce morceau va devenir la Marseillaise de la Révolution de 1848 ». La Révolution et la République sont indivisibles. L’une est la mère, l’autre est la fille. L’une est le mouvement humain qui se manifeste, l’autre est le mouvement humain qui se fixe. La République, c’est la Révolution fondée […] On ne sépare pas l’aube du soleil. »2214 Victor HUGO, Assemblée législative, Discours du 17 juillet 1851 Deuxième République. Poème en prose, violent et célèbre, prononcé devant une assemblée houleuse. Hugo est contre la révision de la Constitution. Échec de Louis-Napoléon Bonaparte… avant le coup d’État du 2 décembre, bientôt l’Empire. La réconciliation des enfants au chevet de la mère malade. »2652 Édouard HERRIOT, parlant avec ironie du nouveau gouvernement Poincaré, 23 juillet 1926 Troisième République. Après-guerre, l’agriculture et l’industrie se redressent, pas les finances. L’inflation galope, les possesseurs de capitaux se méfient d’un gouvernement de gauche et Herriot est renversé. Retour de Poincaré, soutenu par l’Union nationale socialistes exclus saluée avec ironie par le partant.
France mère des arts, des armes et des lois, Tu m’as nourri longtemps du lait de ta mamelle : Ores, comme un agneau qui sa nourrice appelle, Je remplis de ton nom les antres et les bois.
Si vous inscrivez le mot "France" dans la barre de recherches Google, on vous suggère France 2, 3, ou Inter. Les medias ! Poursuivons l'exploration de la Toile - parcours de nos enfants l'article de l'encyclopédie en ligne Wikipedia commence par "La France, en forme longue la République française ..." Outre cette "forme longue" qui laisse perplexe, la France commencerait donc en 1789. Ni empereur à la barbe fleurie, ni chevalier Bayard, ni financier à la Jacques Coeur, ni rois, ni évêques, ni Cour, ni favorites. On verse tout de suite dans la Terreur, les barricades, le mur des comprend que cette France sente le frelaté - mot à l'origine employé pour les vins "transvasés", donc coupés de la mémoire. Franc = libreOr la France, c'est un autre nom pour la liberté - sens du mot francique, frank. La franchise désigne d'abord la "condition libre", qui garantit le franc-parler. Pour la monnaie, le franc fut le nom du denier frappé 1360 pour payer la rançon du roi Jean II le Bon, captif des Anglais au début de la Guerre de Cent ans. Argent du rachat, de la liberté. " Franc à cheval", car le roi sur son destrier y brandit une épée sous l'inscription Francorum Rex - "roi des hommes libres" la liberté se gagne et se ans plus tard ce franc est remplacé par l'écu - du mot scutum, le bouclier. De la liberté on passe à la protection, de l'homme libre à l'écuyer. Henri III ressuscite un franc, qui va disparaître victime de la cupidité humaine car on rogne cette belle pièce d'argent lourd. On revient à l'écu, puis au louis du roi Louis XIII, à l'assignat révolutionnaire, avant que ne ressurgisse le franc sous le Directoire. C'est ce franc, devenu franc nouveau avec le général de Gaulle, qui succombe avec le passage à l'euro et à l'an 2000. Franchisés de l'Europe ?Symbole, symbole ! Le Franc, puis l'Euro dépendent étroitement, depuis les années 1970, du dollar. J'ai tenté de dresser la France contre la fin d'un monde » disait le Général de Gaulle. Et Malraux, qui rapporte le propos,2 dit "Il avait, pendant tant d'années, dressé à bout de bras son cadavre, en croyant, en faisant croire au monde, qu'elle était vivante."A l'heure où "franchise" est devenu dans le langage économique synonyme de soumission à la marque commerciale d'un "modèle gagnant" et où les franchises désignent des licences d'exploitation, ne reste-t-il plus du sens initial que la "franchise" désignant , dans les assurances, la part, dans un sinistre, que l'assuré reste libre de payer ! Humour noir ? Malraux revient à l'origine et définition de la France "Le patriotisme dont le Général parla comme d'une évidence se fondait simplement sur la liberté". Rapportant ce mot magnifique, à méditer par les générations futures J'étais trop faible pour plier ». Elizabeth Antébi Mardi 13 mars 20121 Vers de J. du Discours prononcé à l'Institut Charles-de-Gaulle le 23 novembre 1975 pour le cinquième anniversaire de la mort du général. Lepetitjournal Francfort Les dernières actus de la région, des portraits de francophones, des interviews exclusives et idées de sorties c'est sur !
Joachimdu Bellay Paroles de « France, mère des arts, des armes et des lois »: France, mère des arts, des armes et des lois, / Tu m’as nourri longtemp Deutsch English Español Français Hungarian Italiano Nederlands Polski Português (Brasil) Română Svenska Türkçe Ελληνικά Български Русский Српски العربية فارسی 日本語 한국어
1 À propos de l’essor nouveau des recherches en sciences sociales sur le sujet, voir l’état des lieu ... 1Des amazones mythiques aux viragos des romans, de Nikita à Lara Croft, des héroïnes de mangas aux sorcières, nombreuses sont les figures féminines violentes qui peuplent l’imaginaire des productions culturelles et médiatiques. Héroïques ou monstrueuses, désignées parfois comme les instigatrices de la violence des hommes, elles suscitent à la fois l’engouement, la fascination et la répulsion. La violence des femmes, jusqu’à une date récente en France1, est pourtant restée une question très peu explorée dans le champ des sciences humaines et sociales, en particulier en sociologie de la déviance et des institutions pénales. On répugne à aborder le sujet, reproduisant au niveau de l’analyse … la réticence à s’approcher du corps des femmes, autre que maternel Perrot, 2002, 125. Cette formule de Michelle Perrot à propos des violences faites aux femmes s’applique également aux violences exercées par les femmes, comme si le corps des femmes était, jusque dans les recherches, toujours associé au maternel et donc au care Paperman, Laugier, 2006, à la sollicitude et au soin. Les femmes violentes contribuent ainsi à brouiller les frontières, à instaurer un trouble qui est bien social et non pas seulement de l’ordre de l’exceptionnalité historique ou clinique. Le défi est double. Non seulement il s’agit de s’attaquer à une notion – la violence – définie par les anthropologues et les philosophes comme ce résidu impensable, irrationnel, intolérable qui défie les catégories de l’analyse Lenclud, Claverie, Jamin, 1984 ; Lavergne, Perdoncin, 2010, mais il faut en plus la décliner au féminin – alors même que l’ordre des sexes et des genres et, au-delà, l’ordre social, fait de la violence un attribut du masculin viril. 2En proposant ce numéro spécial de Champ Pénal, il s’agit par conséquent d’interroger ce couple en apparence impossible. En apparence seulement si la violence constitue un domaine réservé des hommes, ils n’en ont pas pour autant le monopole. Oui, les femmes sont violentes malgré leur douce nature, affirmaient ironiquement Arlette Farge et Cécile Dauphin Dauphin, Farge, 1997, 12 dans leur ouvrage pionnier De la violence et des femmes. Indéniablement minoritaire en termes d’occurrence statistique, la violence des femmes est un phénomène constant. Et ceci se vérifie aussi bien à la période contemporaine que dans les époques précédentes, et dans des aires géographiques très variées. De la même manière que pour Durkheim, le suicide ou le crime, loin d’être pathologiques, sont des phénomènes réguliers et dignes d’investigation sociologique, nous voudrions monter tout l’intérêt pour les sciences sociales de penser l’accès des femmes à la violence. 3La violence des femmes peut être analysée sous des angles divers. Pour ce numéro, nous avons fait le choix de nous intéresser à la dimension sexuée du contrôle social de la violence, formalisé dans des institutions légales, non limitées aux institutions pénales institutions disciplinaires, judiciaires, para-pénales, cliniques, qui jouent à la fois comme des instances de reconnaissance et d’occultation de la violence féminine. Comment, dans quels espaces et selon quelles modalités s’exercent concrètement la prise en charge de la violence des femmes ? Pour répondre à ces questions, il convient de se pencher sur les pratiques professionnelles, le fonctionnement des institutions de régulation, mais aussi d’interroger l’articulation entre savoir et pouvoir Foucault, 1975 dans sa dimension sexuée. En quoi les catégories profanes et savantes contribuent-elles à rejouer les processus de différenciation des sexes et confèrent à la violence des femmes un caractère contre-nature ou privé ? Ce faisant, il s’agit de poursuivre le chantier ouvert par d’autres et de contribuer à éclairer la manière dont les sociétés vivent, pensent et imaginent la violence féminine Dauphin, Farge, 1997, 11 et de mettre au jour la dimension sexuée de l’ordre et du contrôle social pour mesurer, in fine, l’enjeu social et politique que revêt la reconnaissance de cette violence féminine. 4Cette reconnaissance ne relativise pas celle des violences faites aux femmes, elle ne conduit pas non plus à proposer une symétrie entre violences des et violences sur les femmes. Par ailleurs, dire que les femmes sont des êtres doués de violence n’érige pas pour autant les hommes en victimes de femmes surpuissantes, comme le prétendent les discours masculinistes et antiféministes. Se complexifie en revanche le jeu des interactions et des assignations de rôle. I - L’euphémisation du phénomène 5La violence féminine se présente sous le mode d’une présence/absence. Hypertrophiée, ultravisible, elle n’en est pas moins occultée, voire déniée – les deux processus, on le verra, allant souvent de pair. Comment expliquer cette invisibilité, qui concerne aussi bien le monde social que les recherches scientifiques ? 1. La définition de la violence une savonnette 2 À défaut de pouvoir nous appuyer sur une étude historique de l’apparition et de la disparition du ... 6Cette invisibilisation tient d’abord à la violence elle-même. Il est convenu, dans les analyses sur la violence, de rappeler combien le terme demeure à la fois difficile à définir et à décrire. Il suffit, pour s’en convaincre, de se plonger dans différents codes pénal, civil, code de procédure pénale2. Sur le plan pénal, la violence ne constitue pas une infraction ou une catégorie en soi comme le vol, le viol, les coups et blessures volontaires. Il s’agit surtout d’une circonstance aggravante pour qualifier une infraction, comme par exemple le vol avec violence ou dans le code civil un motif de rupture de contrat, que la violence ait eu lieu ou pas la menace de violence ». Dans les codes, le terme de violence » est le plus souvent employé au pluriel et défini par défaut dans une échelle de comportements et d’infractions coups, ruse, intimidation, violence, torture et actes de barbarie. Il constitue une forme de mot valise qui permet aux acteurs de la chaîne policière et judiciaire d’englober toute une série d’infractions et d’activités en les qualifiant de violentes », sans qu’il y ait un répertoire de faits et gestes a priori constitué de ces formes de violence. C’est en quelque sorte une case vide, laissée à l’appréciation des législateurs, au même titre qu’une autre notion, celle de danger » article 375 du code civil. Ce constat invite à beaucoup de prudence à l’égard d’une définition précise d’une notion dont on voit bien qu’elle a vocation à rester floue, y compris pour le droit. Ce qui implique, du point de vue de la recherche, de s’interroger sur les opérations de qualifications des infractions et des actes. 7Se pose en effet un problème méthodologique majeur quand on étudie la violence faut-il s’intéresser uniquement au processus d’étiquetage par les acteurs de ce qu’ils/elles considèrent comme violent et non-violent, sachant que les seuils de tolérance à la violence diffèrent d’un groupe social à l’autre, d’une époque à l’autre, d’une situation à l’autre ? Sont-ce les chercheur-e-s en sciences sociales qui désignent tel événement, tel fait comme violent – au risque de proposer une définition très extensive de la violence ? En ce qui concerne l’étude des femmes, les opérations de requalification et de traduction sont très importantes car il ne s’agit pas seulement de mettre en évidence la violence féminine la plus spectaculaire, mais d’exhumer des situations de violence féminine, déniées comme telles, ou euphémisées, obligeant à décoder les archives. Dans tous les cas, la désignation de la violence, qu’elle émane des acteurs étudiés ou du discours scientifique qui produit ses propres catégories, n’est pas neutre, elle oblige à procéder à une sélection dont les effets sont performatifs. 2. Le tabou féministe de la violence des femmes 8La difficulté à rendre compte de la violence, à la fois sur le plan empirique et sur le plan théorique, est redoublée par un processus d’invisibilisation des femmes - ces fameuses silencieuses de l’Histoire » Perrot, 1998. Comme le montre l’ouvrage dirigé par Frédéric Chauvaud et Gilles Malandain 2009, les femmes qui passent devant la justice aux XIXe et XXe siècles se trouvent dans un double bind impossibles victimes » et impossibles coupables », les femmes peinent à faire reconnaître comme non pathologiques ou non exceptionnelles les violences dont elles sont victimes, mais aussi les violences qu’elles infligent. Indissociables, ces deux opérations témoignent de la position mineure » des femmes. 9L’organisation sociale repose en effet sur la mise en scène matérielle et symbolique d’une bipolarité qui distribue tâches et stéréotypes, opposant nature/culture, espace privé/espace public, donner la vie/donner la mort, force/faiblesse, virilité/féminité, sexe masculin/sexe féminin Ortner, 1998 ; Héritier, 1996. Cette division sexuelle des rôles, des stéréotypes et des symboles confine le groupe des femmes à être des agents de pacification des mœurs et non des guerrières – ou plus exactement à se voir interdire les armes les plus sophistiquées. Tel est le principe mis au jour par l’anthropologue Paola Tabet qui a enquêté sur les règles de répartition des outils et a constaté un gap technologique entre les sexes Tabet, 1979, 10. Il va sans dire que ces usages se déclinent de manière très variable et que les systèmes de distribution, tout en étant éminemment sexués, prévoient des exceptions. Il existe bel et bien des femmes à cœur d’homme Héritier, 1996, qui jettent le trouble et déplacent les normes, jusqu’à éroder les fondements mêmes du principe de monopole masculin des armes Pruvost, 2008. 10Du point de vue chronologique, l’étude scientifique de l’appropriation par les femmes du pouvoir de violence s’est faite après la mise en évidence des violences faites aux femmes, et ce, pour des raisons stratégiques. Les études sur les genres, liées au mouvement de libération des femmes, ont obéi à la logique de l’urgence politique de changement des lois et des pratiques il était impératif de rendre visible l’oppression, structurelle, matérielle et physique, imprimée sur le corps même des femmes. Le recensement des actes concrets dont sont victimes les femmes constitue un enjeu majeur de reconnaissance du phénomène comme fait social Jaspard et alii, 2003 car en la matière, il peut y avoir trois pas en avant et deux pas en arrière Chetcuti et alii, 2007. Il était crucial que les violences faites aux femmes deviennent un problème public Gusfield, 2009. Elles sont désormais entrées dans l’agenda politique et législatif. La table des matières du dernier code pénal en témoigne une entrée à part entière est réservée aux violences faites aux femmes cf. le Décret n°2010-671 du 18 juin 2010 - art. 2. Le phénomène est désormais sexué les femmes sont désignées en tant que telles comme victimes de la violence dans le code de procédure pénale, civil et pénal. 3 Il faut noter qu’une troisième victime » de violence est nommément citée, il s’agit des agents d ... 11Ainsi, alors même que les codes français restent flous, comme on l’a vu, quant à la caractérisation des violences et des auteurs de ces mêmes violences, les contours des victimes potentielles de ces violences sont en revanche plus précis. Le relevé systématique des usages du terme de violence » dans les codes révèle que les femmes et les mineurs constituent les deux catégories de victimes principales associées au terme de violence »3. Cette inscription dans le droit traduit plus largement l’association paradigmatique entre la catégorie femme » et la catégorie de victime », mais aussi entre femme » et non-violence ». 4 Butler, 2005. 12Dans un tel cadre, la mise en évidence de l’hétérogénéité du groupe des femmes et notamment de la participation des femmes à la violence est périlleuse sur le plan politique et peut conduire, pour des questions de rationalité politique, à une forme d’essentialisation4 Butler, 2005. De fait, rares sont les féministes comme la philosophe Marie-Jo Dhavernas à mettre en lumière, à l’époque du Mouvement de Libération des Femmes, la participation implicite des féministes au mythe de la non-violence féminine. Il me semble, que l’évitement du problème provient en grande partie d’un implicite du Mouvement [de Libération des Femmes], toutes tendances confondues, qui, au nom de la critique de la violence, cautionne le mythe de la non-violence des femmes que celle-ci vienne de la biologie, de l’inconscient ou de la culture, peu importe en l’occurrence. On a entendu dire, hors du Mouvement mais parfois aussi dans le Mouvement, que le "sexe qui donne la vie ne peut pas vouloir donner la mort", ce qui est faire bon marché de l’ambivalence de l’amour notamment maternel ou parental et oublier que donner la vie, c’est aussi, par définition, donner la mort puisque s’il y a mort absolue, il n’y a pas de vie qui ne contienne de la mort. […] Par ailleurs, le fait même que les femmes puissent avoir quelque chose à voir avec la violence, dans un autre espace que celle de victime, apparaît souvent comme presque sacrilège […], il contrevient à l’image de la femme douce et pire, de la Bonne Mère et dérange l’ordre dichotomique de la société Dhavernas, 1981. 5 Cf. supra notre état des lieux bibliographique. 13Mais le point de vue de Marie-Jo Dhavernas est resté isolé au sein du MLF comme de la scène académique. Les études sur les genres ont suivi l’agenda militant en s’intéressant d’abord aux violences faites aux femmes et à la domination masculine avant de trouver un intérêt scientifique à la violence des femmes. L’ouvrage dirigé par A. Farge et C. Dauphin, s’il est précédé de recherches historiques monographiques5 est le premier à oser réunir des travaux portant à la fois sur les violences faites aux femmes et les violences exercées par les femmes. Le titre de l’ouvrage De la violence et des femmes, 1997 est à la mesure de cette double ambition. Ce projet ne s’est cependant pas fait sans mal. Voici comment l’anthropologue Marie-Élisabeth Handman retrace le projet de recherche collectif qui est à l’origine du livre Je me souviens avoir mis un an et demi à décider les historiennes féministes, tenant séminaire à l’EHESS dont certaines avaient participé à l’ouvrage dirigé par G. Duby et M. Perrot, Histoire des femmes […], à travailler sur la violence des femmes. Elles craignaient que celle-ci ne soient, une fois de plus, stigmatisées ; or, il me paraît nécessaire de dire que les femmes ne sont pas moins violentes que les hommes ; simplement les causes de leurs violences et les formes qu’elles empruntent sont le plus souvent différentes de celles des hommes et s’inscrivent dans les marges que leur laissent les hommes pour les exercer Handman, 2003, 73. 14De fait, l’ouvrage à sa sortie, n’a pas été plébiscité par la communauté des historien-ne-s et plus largement des sciences humaines. 6 Cécile Prieur La justice est plus clémente envers les femmes qu’envers les hommes », Le Monde, 2 ... 15Sur une tout autre scène, celle des médias nationaux, il est intéressant de noter la réception faite à l’étude sociodémographique de France-Line Mary sur les femmes et la justice pénale 1996a et b. Dans les mois qui ont suivi la parution de ses résultats, plusieurs articles de journaux en avaient conclu à une justice pénale plus clémente à l’égard des femmes » et dénonçaient ce phénomène6. L’auteure raconte qu’après la médiatisation parfois erronée ou en tout cas caricaturée de son travail, certaines chercheuses lui ont reproché d’entacher la cause des femmes. 16Le féminisme d’Etat, à la fois issu et critiqué par le Mouvement de Libération des Femmes, semble à première vue occuper une position de surplomb par rapport aux débats féministes sur la non-violence des femmes. Les diverses secrétaires et ministres à la condition féminine, aux droits de la » puis des » femmes tranchent en posant l’égalité professionnelle des hommes et des femmes comme un droit valant théoriquement pour tous les corps de métier Lévy, 1988 ; Bride Stetson, Mazur, 1995 les métiers d’arme n’échappent pas à la règle de la féminisation des métiers d’hommes, d’autant qu’une partie d’entre eux relève de la fonction publique. Le féminisme d’État se trouve ainsi à mener de front deux chantiers tout au long des années 1970 et des années 1980 la féminisation de l’armée, de la police, de l’administration pénitentiaire et des douanes d’une part, la lutte contre les violences faites aux femmes, d’autre part. Après avoir obtenu la féminisation de l’ensemble des grades, la levée des quotas discriminants pour les femmes dans les métiers qui avaient négocié un régime d’exception, les féministes d’État se sont désintéressées des inégalités persistantes Pruvost, 2008. La lenteur du processus de féminisation dans ces métiers d’armes est cependant emblématique de la difficulté à lever ces monopoles masculins. La permanence de coutumes bloquant ou restreignant l’accès des femmes aux brigades les plus outillées en armes sophistiquées et les plus exposées à la violence traduisent en outre la persistance des stéréotypes de sexe et la transgression que constitue l’officialisation de la présence des femmes dans ces secteurs. Il est implicite que les femmes recrutées dans les métiers d’ordre doivent rester minoritaires Pruvost, 2007. L’égalité recherchée par le féminisme d’État est plus formelle que réelle. 17Ainsi peut-on dire que la participation des femmes à la violence constitue un objet embarrassant pour le mouvement féministe, à la fois sur le plan militant et scientifique. Il faut dire que la reconnaissance du phénomène est à haut risque déclarer les femmes du côté de la non-violence, c’est redoubler l’interdit qui leur est fait de revendiquer la violence comme ressource propre, c’est accentuer leur marginalité politique au détriment d’autres groupes dominants les colonisés, par exemple pour lesquels la ressource de la violence est légitimée, c’est aussi jouer le jeu de l’essentialisme qui place les femmes du côté d’un pacifisme intemporel et intangible. Mais dans le même temps, reconnaître l’usage de la violence par les femmes comme possible et souhaitable, c’est postuler que l’accès à la violence est un progrès social, c’est valider l’idée d’un alignement des femmes sur les stéréotypes masculins, et non l’inverse, c’est poser comme horizon l’indissolubilité de la citoyenneté et de la violence, et par là renoncer à l’utopie de la non-violence. Autant dire que le malaise, suscité par ce double-bind, est loin d’être dissipé. 3. Le sous-enregistrement des actes de la violence des femmes 7 En 2004, selon l’observatoire national de la délinquance, on compte, parmi les personnes mises en ... 8 Parmi les personnes condamnées en 2008, on comptait 60 216 femmes contre 577 449 hommes, soit un t ... 9 Selon les statistiques fournis par le ministère de la Justice, au 1er septembre 2010, on comptait ... 18Faire du féminisme militant et académique le principal obstacle à l’émergence de la violence des femmes comme objet d’étude serait toutefois partial et erroné. Si les femmes violentes ont longtemps été écartées du champ des recherches, c’est en premier lieu en raison des difficultés du monde scientifique, en France notamment, à accorder une légitimité aux études de genre en tant que telle. Dans ce processus d’occultation, il faut prendre en compte la rareté numérique des violences féminines. Rareté qu’il convient d’interroger en mettant en évidence l’effet d’aveuglement que produit l’évidence statistique à toutes les étapes du processus pénal, les femmes, quel que soit leur âge, constituent une très nette minorité, validant ainsi les stéréotypes de sexe autour de la violence comme propriété masculine. Les femmes représentent aujourd’hui en France 16% des individus mis en cause par la police7 et la gendarmerie, 9% des individus traduits en justice8 et 3,4% des personnes incarcérées9. Cette nette dissymétrie entre les sexes, alors même qu’elle reflète la dimension sexuée du contrôle et de la régulation sociale a rarement été étudiée en France et la violence des femmes son traitement comme son actualisation a été occultée – là où d’autres travaux ont pu interroger la perception et les modes de sanction de la violence des hommes Mucchielli, 2007. Cela tient également à une acception restrictive de la notion de contrôle social, réduite à la réaction pénale Cardi, 2008, 2007a et b ; Laberge, 1992. En interrogeant essentiellement l’expérience masculine de la déviance, les études sur la réaction sociale » se sont le plus souvent centrées sur les sphères carcérales et pénales. Et inversement en considérant exclusivement ces espaces, les chercheurs ont contribué à écarter la question de la déviance des femmes. 19Travailler sur la violence des femmes implique alors de se doter d’outils méthodologiques pour appréhender le phénomène. Une analyse critique des sources et des instances d’étiquetage de la violence et de la non-violence s’impose. Il s’agit tout d’abord de rappeler le sous-enregistrement de ces violences par les instances du contrôle social, habilitées à comptabiliser ce type d’acte police, justice, travail social, prison et de montrer ensuite que l’invisibilisation est entretenue par une prise en charge des femmes différenciée de celle des hommes, sous d’autres appellations, entretenant dès lors une dissymétrie entre les sexes Cardi, 2008. 20Ce travail en cours de recensement alternatif des violences féminines ne conduit cependant pas à établir une parité numérique. La dissymétrie demeure. Comment la qualifier ? Faut-il dès lors poser la violence des femmes en termes d’égalité/inégalité, de retard/rattrapage, de phénomène mineur/majeur ? Un tel vocabulaire suppose un horizon social dans lequel la violence serait sexuellement indifférenciée. Spectre redouté qui s’est traduit de facto par la mise à l’écart de cet objet sale », par crainte d’un mésusage politique des recherches scientifiques pointant la féminisation des groupes revendiquant l’usage de la violence. 21Penser la violence des femmes oblige en tout cas à ne pas uniquement s’intéresser à la seule participation des femmes à des formes de violences répertoriées, mais à mettre aussi l’accent sur des formes plus discrètes, plus microscopiques de violence Handman, 1995 – obligeant ici à mettre en évidence la variété des formes de la violence empruntée par les femmes. En ce sens, le gap » matériel et cognitif entre les hommes et les femmes en matière d’usage des armes Tabet, 1979, n’implique pas que ces dernières ne font pas usage des objets qu’elles ont à leur disposition. À trop mettre l’accent sur la différence d’accès aux outils et aux armes les plus élaborés, on peut en oublier que la violence peut emprunter d’autres voies. 22Ainsi, pour comprendre la violence des femmes, comme pour comprendre le contrôle social qui leur est réservé, il est important de ne pas se cantonner aux lieux les plus visibles de circulation de la violence, comme les guerres, les monopoles de la violence légitime ou les institutions pénales qui sanctionnent les formes les plus visibles de la violence Cardi, 2008. Affirmer que les femmes sont moins violentes parce que moins présentes en prison ne suffit pas. Il convient de renverser la question et de se demander si les femmes violentes ne sont pas en prison, où sont-elles ? Il faut alors aller regarder du côté de la protection sociale, dans la mesure où la violence des femmes peut se loger au cœur même des institutions du care. Cela conduit à revisiter ces lieux de protection sociale qui semblent garantir des formes douces de socialisation et à mettre en évidence la violence qui peut découler de certaines formes de protection sociale Cardi, 2008. Il s’agit ainsi de réinterroger les frontières du public et du privé qui fondent bien souvent les typologies de la violence la violence qui a lieu en privé, doit-elle pour autant être dépolitisée ? 23Si travailler sur la violence des femmes, c’est avant tout exhumer de nouvelles sources, procéder à une relecture des archives, changer de perspective pour rendre visible l’invisible, c’est aussi travailler sur l’envers de ce processus d’occultation. II - Les mises en récit typiques entre réduction et extension du domaine de la lutte 24L’un des moyens de préserver la distinction entre les sexes, puisque tel est l’un des ressorts de l’invisibilisation des femmes violentes par les institutions du contrôle social, peut être à l’inverse de réduire la focale à quelques cas spectaculaires, en associant la violence féminine à des figures, significativement dotées d’un prénom, d’un nom propre qui les particularisent, et à un répertoire d’action typiquement féminin sans décliner la variété des classifications qui traversent les époques et des mondes sociaux, on se contentera de citer l’infanticide, le crime passionnel, l’empoisonnement, l’avortement. Ces crimes seraient le domaine réservé des femmes. Parce qu’ils sont liés à la scène domestique et conjugale, ils ne contreviennent pas aux stéréotypes de sexe. 25Du côté des violences politiques, les femmes seraient plutôt une force d’appoint plus ou moins spontanée, des émeutières de la faim s’élevant contre la vie chère ou des mères et épouses endeuillées qui manifestent contre la tyrannie d’un pouvoir qui enferme et tue leurs » hommes. Ces figures correspondent également à la division sexuelle du travail qui confère aux femmes la fonction de nourricières et de protectrices, et en ce sens, elles ne perturbent pas non plus l’ordre des sexes. Autre forme de catégorisation qui permet d’éviter toute confusion entre les rôles de sexe aux garçons, les atteintes à l’ordre public, les rixes et aux filles, la violence retournée contre soi, avec les tentatives de suicide, l’anorexie, l’hystérie. Ces classifications témoignent de l’état des rapports sociaux de sexe, de ce qui est tolérable en matière de violences féminines à une époque donnée. Prise isolément, chaque interprétation opère une réduction de l’appréhension de la diversité des femmes et des causes de la violence féminine. 26Notre projet ici est de proposer un recensement des mises en récit typiques qui traversent le monde social discours scientifique inclus et qui permettent de donner un sens à l’irruption de la violence féminine. On en a dénombré huit, à commencer par le cas spécifique du non-récit, que Goffman appellerait le hors-cadre » Goffman, 1974 et qui peut conduire certains événements impensables comme la violence des femmes à ne pas être reconnus comme événement au moment de leur survenue. Minoration, sous-enregistrement, occultation, déni constituent le premier récit en creux de la violence des femmes. Les sept autres récits que nous avons relevés reconnaissent la violence des femmes. 27Le deuxième récit que nous avons relevéreconnaît à l’inverse la violence des femmes et propose une interprétation biologique du phénomène, liée à la nature » féminine. Invoquée à charge ou à décharge, la violence des femmes est soit expliquée par la nature excessive et impulsive propre aux femmes ou à certaines femmes diabolisées, soit par l’argument inverse de la dénaturation les femmes par nature douce seraient corrompues par la violence qui serait ici le symptôme d’un manque ou d’un trop de féminité, en somme d’une nature déréglée. C’est ainsi que les criminologues, en particulier au XIXe siècle, ont fait de la criminalité des femmes un mal de mère », stipulant non seulement une différence de nature entre hommes et femmes, mais aussi entre les femmes, les criminelles et les normales ». Pour Cesare Lombroso 1896 par exemple, si les femmes sont, par nature, plus cruelles et immorales que les hommes, leur folie morale » serait partiellement anéantie par la pudeur et l’instinct maternel qui leur seraient propres – ce qui se manifesterait par leur moindre participation à la criminalité et leur plus grande religiosité. Si malgré tant d’obstacles, une femme commet des crimes, c’est une preuve que sa perversité est énorme puisqu’elle est parvenue à renverser tous les empêchements Lombroso, 1896, 361. La plupart des femmes criminelles le seraient ainsi par occasion » ou par passion ». Chez ces dernières, la pudeur et l’instinct maternel demeurent elles passent à l’acte du fait d’une situation de misère ou sous l’influence d’un homme. On y trouve toutefois, selon les deux criminologues italiens, les signes d’une certaine virilité. Pour exemple, les criminelles par occasion présentent un goût pour les armes, un caractère fier, énergique et résolu, elles peuvent avoir des passions politiques et une grande tendance et presque du plaisir à s’habiller en homme Lombroso, 1896, 406. Les criminelles-nées » ou les prostituées-nées », sont, quant à elles, des femmes dénaturées elles présentent à la fois les signes d’une féminité hypertrophiée par exemple, cruauté raffinée par vengeance, extra-sensibilité chez la prostituée-née et certains attributs de la virilité, quand ils sont associés aux peuples primitifs » à propos des criminelles nées » et de leur sexualité exagérée », on peut lire Cet érotisme exagéré, anormal pour la femme ordinaire devient pour beaucoup le point de départ de leur vices et de leurs crimes ; et contribue à en faire des êtres insociables, ne cherchant qu’à satisfaire leurs violents désirs, comme ces luxurieux barbares chez qui la civilisation et le besoin n’ont pas encore discipliné la sexualité Lombroso, 1896, 361. Ce type d’explication biologisante a largement été mis en cause par les criminologues eux-mêmes. Toutefois, des études encore relativement récentes, en particulier sur la délinquance et la violence des filles, établissent des corrélations entre précocité des menstruations et propension à commettre des illégalismes. 28Un troisième type de récit consiste à psychologiser la violence des femmes et dans le même temps à l’individualiser et à la privatiser. Dans ce cas, soit on renvoie la violence à une psychologie féminine spécifique, soit on l’inscrit dans une histoire purement familiale qui lui donnerait sens – la violence est alors le symptôme d’un mal-être profondément individuel. Dans ce cas, il est moins question de violence que de marginalité » ou de symptôme psychique » – la violence désignant avant tout un rapport à soi avant d’être perçue comme un rapport aux autres et si les femmes sont perçues comme dangereuses, c’est avant tout pour elles-mêmes Cardi, 2008. Ce type d’interprétation conduit à l’invisibilisation de la violence des femmes dont on parlait précédemment. En prison par exemple, les suicides et automutilations des détenues ne sont jamais considérés comme des modes de résistance à l’ordre carcéral. Devant la justice des mineurs, les actes violents de filles criminalisées sont interprétés à travers les catégories de la psychologie et contribuent à faire disparaître les filles des statistiques judicaires pénales. 29L’interprétation culturaliste offre un quatrième récit de la violence des femmes, perçue alors comme l’idiosyncrasie d’un groupe avec ses rituels et sa culture propres. Cette interprétation repose souvent sur un regard ethnocentrique, visant à dégrader un autre groupe social, jugé inférieur, en qualifiant comme violent un phénomène exogène qui n’est pas toujours qualifié de la sorte par les groupes étudiés. On peut intégrer dans ce type d’interprétation le sort fait au XIXe siècle à la femme populaire rebelle » et à l’homme ouvrier, qui ont été considérés comme moins civilisés, moins éduqués et donc dangereux en tant que classe aux yeux des classes supérieures Perrot, 1979 ; Scott, 1990. De la même manière, les femmes noires esclaves sont caricaturées en femmes viriles et brutales, en mères monstrueuses, en vue d’asseoir par voie de comparaison la suprématie des femmes blanches, mères d’une race supérieure Dorlin, 2006. 30Un cinquième type de mise en récit consiste à penser la violence des femmes à l’intérieur du cadre de la domination masculine. Il s’agit d’une violence subordonnée à la violence des hommes qui restent considérés comme les véritables bras armés de la violence ou les plus dangereux, tandis que les femmes seraient plus inoffensives ou useraient des armes du faible. Dans ce cadre d’analyse, tantôt les femmes perdent leur statut de sujet violent. Elles sont déresponsabilisées, et passent même du statut de bourreau mineur à celui de victime. Tantôt au contraire, elles prennent la figure de la manipulatrice à l’origine des violences infligées. Il s’agit alors d’une violence déléguée, et non autonome. Dans tous les cas, les femmes n’accèdent pas au statut de sujet à part entière, susceptible de revendiquer la pleine possession et maîtrise des fins et des moyens de leurs actes. 31Le sixième type de récit découle du précédent la violence des femmes est reconnue comme un acte politique, mais comme une exception qui confirme la règle, soit parce que le cas est isolé, soit parce qu’il s’agit d’un groupe très minoritaire, soit parce que cet accès à la violence est provisoire, le temps d’une crise. La présence des femmes dans les violences est alors soit héroïsée dans le but de célébrer des figures exemplaires qui s’élèvent au-dessus de leur sexe, soit érigée en indice d’une dissolution de l’ordre social, comme on a pu le dire au moment de la Révolution française Godineau, 1996 ou encore aujourd’hui sur la délinquance des filles, lorsque l’on met en scène leur cruauté pour appuyer un discours sécuritaire de retour à l’ordre social. Le retour à l’ordre passe alors par un retour à l’ordre des sexes. Ainsi sont communément traitées les femmes en armes, comme des parenthèses, des enclaves dans des territoires masculins, avec dans la plupart des cas, la re-création d’une division sexuelle du travail violent. Cette conception que l’on pourrait qualifier de carnavalesqueBakhtine, 1965 tend finalement à faire de ces transgressions des non-événements, puisqu’elles n’entraînent pas le reste des femmes dans ce sillon. Au nom de l’universalité de la domination masculine, toutes celles et tous ceux pour qui cette expérience va ouvrir une brèche sont alors mis de côté. 32Septième récit, l’accès des femmes au pouvoir de la violence peut être identifié comme le signe tangible de l’émancipation des femmes et d’une indifférenciation possible. L’accès de toutes les femmes et non seulement quelques exceptions à la violence légale et illégale peut être interprété a minima comme l’appropriation d’un pouvoir qui confère une citoyenneté à part entière, du point de vue de la stricte égalité des sexes Pruvost, 2008. Ce phénomène peut a maxima consacrer, dans certains cas, l’avènement de la démocratie et de communes libres. L’accès des femmes au pouvoir de violence ne conduit en tout cas pas nécessairement et mécaniquement, en tant que tel, à la plus grande démocratisation du fonctionnement interne et des pratiques des groupes armés. Si les femmes alignent leurs pratiques sur celles du groupe viril qu’elles intègrent, leur présence permet seulement de contribuer au processus d’égalité des sexes, sans transformer véritablement le rapport de force entre les groupes dotés du pouvoir des armes et ceux qui en sont dépourvus Pruvost, 2008. L’idée du caractère caduc de la différence de sexe sur le plan du droit, des pratiques et parfois des corps constitue le principe qui sous-tend cette mise en récit. 33Huitième mise en récit possible la violence des femmes dessine un horizon peuplé d’Amazones qui inversent la domination masculine pour faire accéder les femmes à une société matriarcale dans laquelle les femmes ont pris durablement le pouvoir sur les hommes. Fantasmatique, ce type d’organisation sociale n’a pas encore été recensé à ce point d’aboutissement dans les sociétés connues Héritier, 1996. Il s’agit surtout d’un discours. L’imagination d’un monde dans lequel les femmes auraient gagné la guerre des sexes donne lieu à deux conclusions opposées, l’une crépusculaire sur la fin de la civilisation, l’autre enchantée, sur une société de femmes, libéré de l’hétérosexisme. 34Il va sans dire que ces récits typiques ne sont pas exclusifs l’un de l’autre, que les auteurs cités pour chaque mise en récit se trouvent tantôt dans la position de dénonciation, tantôt de description scientifique, tantôt de participation intellectuelle à ce même récit et qu’il ne s’agit pas ici de faire un recensement exhaustif des épigones de chaque posture, ni de quantifier la part de chacun de ces récits, encore moins de les inscrire dans une chronologie. On retiendra de cette typologie, partielle et partiale, que discours profanes et discours savants peuvent être confondus, qu’ils sont proliférants, et réductibles à deux tendances opposées les récits tantôt discréditent, tantôt valorisent la violence des femmes. Épiphénomène, événement subordonné ou symptôme imparable, transgression majeure, l’occurrence de la violence féminine, quand elle est reconnue, oblige en tout cas à prendre position. III - Le contrôle social des femmes violentes 35Quel sens est donné par les institutions du contrôle social à la violence des femmes ? Quelles sont les sanctions qu’elles encourent ? En quoi ces femmes perturbent-elles les rapports sociaux de sexe ? Quels sont les problèmes méthodologiques que rencontrent les chercheur-e-s qui travaillent sur la violence des femmes ? Telles sont les interrogations auxquelles permettent de répondre les contributions réunies dans ce dossier. 36Une partie des articles pointe tout d’abord la propension des institutions du contrôle social à nier la violence des femmes en tant que telle. C’est en particulier le cas pour l’inceste au XIXe siècle comme le souligne Fabienne Giuliani, le phénomène incestueux est, depuis cette époque, intrinsèquement associé à la gestuelle masculine. Et l’auteure d’historiciser cette masculinisation de la figure de l’incestueux, inscrite à la fois dans le code pénal et les discours philanthropiques qui se focalisent sur le père ouvrier, alcoolique et violent, perçu comme l’acteur unique de l’inceste et de la déchéance morale de son foyer ». La figure de la mère auteure d’agression sexuelle sur son enfant reste de l’ordre de l’impensable. Les arts de l’époque suivent ce mouvement en préférant mettre en scène les figures de la sœur et de la fille incestueuse à celle de la mère. À une toute autre période et dans un tout autre espace social, on retrouve le même processus à l’œuvre c’est le footballeur homme qui est censé commettre les actes d’incivilité et d’agression physique recensés par l’Observatoire des comportements. Nicolas Pénin, Fatia Terfous et Oumaya Hidri Neys notent ainsi dans leur article que les occurrences de violence féminine sont d’autant moins relevées qu’elles sont noyées dans le flot numérique des cas de violences masculines. Les entretiens avec les responsables des instances de sanction confirment cette interprétation ils considèrent la violence des femmes comme quantité négligeable. Loin de découler mécaniquement des faits observés sur le terrain de jeu, cette minoration de la violence féminine relève d’une stratégie de communication pour les clubs, il est important que les footballeuses se distinguent de leurs homologues masculins, physiquement en apparaissant comme des garçons manqués et en termes de comportement en étant plus civilisées ». La violence est enfin déjouée par les arbitres qui sifflent davantage par crainte des blessures, optent pour le dialogue, contribuant à désamorcer une partie des violences qui auraient pu avoir lieu. On comprend alors en quoi non seulement la violence des femmes est occultée mais également comment se mettent en place des mécanismes sociaux qui cherchent à la prévenir. 37La sous-représentation n’est pas seulement le fait du sous-enregistrement, mais aussi d’une division sexuelle du travail violent qui maintient les stéréotypes de sexes. Dans ce cas, la violence est reconnue, mais interprétée sous le prisme de la domination masculine. C’est ainsi qu’une partie des rares cas d’incestes féminins est au XIXe siècle imputée au conjoint qui en serait l’instigateur et qui maintiendrait sa femme en état de faiblesse matérielle et affective, permettant ainsi selon la formule de Fabienne Giuliani de préserver la barrière de l’instinct maternel. C’est aussi ce qu’Isabelle Lacroix montre à partir du terrorisme basque qui, certes, connaît une progression du nombre de femmes militantes, mais qui dans le même temps, leur réserve, tout au moins publiquement, le travail du soin, du care des combattants et des prisonniers. Les médias tendent aussi à maintenir l’image de militantes continuant à mener une vie normale de mère de famille. 38Dans la justice des mineurs s’observe un autre type de récit la psychologisation. Véronique Blanchard, à travers son étude de dossiers judicaires pendant les Trente Glorieuses montre que certaines de ces jeunes filles ont des comportements jugés dangereux pour elles et pour les autres, avec de réelles atteintes aux personnes. Mais […] ces phénomènes de violence sont considérés comme relevant le plus souvent du soin et non du pénal. Psychologisée, la violence féminine est également culturalisée, les filles d’origine étrangère faisant l’objet d’un phénomène de virilisation. Dans son analyse sur l’observation médico-pédagogique des jeunes délinquantes en Belgique 1912-1965, David Niget souligne quant à lui que, jusqu’au début du XXe siècle, si la brutalité paraît être constitutive d’une masculinité en construction, la violence des jeunes filles reste impensable, secrète ou symptomatique de leur état pathologique. Avec la nouvelle doctrine pénologique qui prévaut en Belgique au début du siècle dernier et le développement, au sein de la justice des mineurs, des sciences du psychisme pour évaluer l’éducabilité des jeunes délinquants, on assiste à un nouveau type de catégorisation de la violence féminine. Pensée du côté des troubles du comportement », elle est à la fois mise en visibilité et niée comme forme d’expression en tant qu’elle est pathologisée. Qu’elle soit banalisée ou dramatisée, la mise en forme de la violence féminine par l’étiologie médicale et psychologique, relèvent, dans les institutions d’observation, d’une négation de tout caractère collectif ou social de toute dimension politique de cette résistance. Ici, le récit psychologisant, voire psychiatrisant, tend à décontextualiser, individualiser et dépolitiser la violence exercée par les filles. 39Cédric Le Bodic prolonge cette analyse en proposant une lecture critique des travaux cliniques et criminologiques des vingt dernières années sur la violence sexuelle des femmes l’homme est posé comme la mesure de toute chose, reléguant d’une part les déviantes sexuelles au rang de population spécifique et ancrant d’autre part, les déviances dans des qualités propres à chaque sexe. Les auteurs de ces études cliniques en viennent à considérer que les femmes ne peuvent pas être des criminelles sexuelles, à moins de se transformer en homme sous l’effet d’un trouble de l’image de ce qu’est une femme. Ces discours essentialistes permettent de ne pas perturber les stéréotypes de sexe. 40Soumise à davantage d’obstacles organisationnels et symboliques, la violence féminine n’en est pas moins sanctionnée. Tel est l’autre point saillant qui émerge des articles de ce numéro qui porte sur le contrôle social de cette violence. Plutôt que de se poser la question directe d’un traitement plus sévère ou plus clément par rapport aux hommes, impliquant une comparaison délicate supposant de mettre en relation pour les deux sexes des infractions équivalentes, accomplies par de acteurs de même classe sociale dans des circonstances comparables, les auteurs de ce numéro ont exploré le cheminement des femmes dans les institutions du contrôle social les femmes violentes suivent-elles les mêmes voies disciplinaires que leurs comparses masculins ? 41Fabienne Giuliani constate à ce propos que les femmes incestueuses, ne pouvant être inculpées pour viol, le sont pour attentat à la pudeur ou de complicité d’attentat à la pudeur. Véronique Blanchard montre quant à elle, comment le processus de psychologisation de la violence des mineures conduit à une prise en charge au plan civil. A contrario, lorsque l’on pénètre dans la sphère des dangers féminins » le vagabondage, la prostitution, les mœurs, les filles peuvent faire l’objet de mesure de privation de liberté, sans qu’aucune infraction n’ait été commise et reconnue Ce qui légitime l’enfermement, c’est alors moins la norme pénale que les stéréotypes de genre transgressés par ces jeunes filles et qui obligent les femmes à faire preuve de pudeur. L’étude de David Niget conduit à mettre en évidence l’importance de la prise en charge psychiatrique imposée aux jeunes délinquantes placées en institution à Saint-Gervais institution publique d’observation située près de Namur, nombreuses sont les filles jugées violentes ou rebelles » qui font l’objet de traitements psychotropes et/ou sont enfermées pour une période plus ou moins longue au pavillon d’isolement ». Médicalisé, il constitue une véritable section disciplinaire. L’invention de nouveaux psychotropes s’accompagne ainsi d’un retour à l’ordre disciplinaire et à une lecture très déterministe des troubles du comportement, associant la violence féminine à une corporéité pathologique. Il y a donc déplacement des frontières du contrôle social du pénal vers le civil, de l’éducation vers la psychiatrie. Se dessinent ainsi des espaces largement sexués de prise en charge et de traitement de la violence, qui s’appuient et empruntent à des savoirs genrés. 42Les sanctions différentielles peuvent permettre de réinstaurer l’ordre des sexes forts et faibles. Isabelle Lacroix montre ainsi que dans le cas du terrorisme basque, les militantes d’ETA témoignent en plus grand nombre sur les tortures sexuelles subies pendant leurs gardes à vue, révélant la réassignation de ces femmes qui ont transgressé les normes de genre au rang d’objets de la domination sexuelle masculine. La sanction ne passe du reste pas seulement par les institutions du contrôle social, mais aussi par le traitement médiatique qui établit des portraits de ces femmes terroristes, comme plus froides, plus sanguinaires que les hommes. Dans le cas du football féminin, Nicolas Pénin, Fatia Terfous et Oumaya Hidri Neys montrent que la sanction des footballeuses violentes passe moins par les instances disciplinaires que par la rumeur et par l’exclusion informelle ou formelle des joueuses incontrôlables, qui n’arrivent pas à passer d’un club à un autre. 43Qu’elle soit euphémisée ou réduite à des cas exceptionnels, la violence des femmes a néanmoins bien lieu. C’est en ce sens que les articles de ce recueil abordent la question des bouleversements que provoque l’irruption de la violence féminine sur les rapports sociaux de sexe. Les femmes violentes sont en effet doublement déviantes déviantes par rapport à la loi ou aux règlements qui proscrivent l’usage de la violence, déviantes par rapport aux frontières de genre qu’elles transgressent en usant d’un attribut masculin la violence. Il n’est pas anodin que les écrivains - consacrés et moins légitimes, se soient emparés de l’inceste féminin au XIXe siècle. Comme le montre Fabienne Giuliani, il s’agit, certes, de retranscrire le crépuscule humain et la décadence de la société française, mais dans le même temps, de donner à voir l’érotisme et la volupté de femmes initiatrices du désir et non seulement passives. Pour David Niget et Véronique Blanchard, la délinquance juvénile de ces jeunes filles de la première moitié du XXe siècle peut être interprétée comme l’expression politique d’une liberté égale à celle des garçons – expression inaudible par les institutions qui les enferment, mais lisible entre les lignes des archives. Isabelle Lacroix montre de la même manière que l’accès des femmes au rang de membre armé de l’ETA déplace les frontières traditionnelles d’une culture basque qui inscrit les femmes du côté des mères de » et des femmes de » et d’une hagiographie militante qui met à l’honneur les héros masculins la maternité ne semble plus comme par le passé constituer un barrage inconditionnel à l’activité militante. Que l’accroissement de la féminisation des rangs guerriers de l’ETA tienne à la difficulté à trouver de nouvelles recrues ou à la volonté stratégique d’adoucir l’image du groupe terroriste, il ne coïncide cependant pas à la fin de la lutte armée. En d’autres termes, l’arrivée des femmes n’implique en aucun cas un virage pacifiste du mouvement, mais bien plutôt un alignement des femmes sur les normes guerrières, marquant quoi qu’il en soit la prédominance du genre viril. Plus encore, la violence des femmes instaure un trouble dans la réitération claire et continue de la différence des sexes. Cédric Le Bodic l’explique à partir de la violence sexuelle exercée par les femmes, qui surgit comme un raté » dans la répétition des normes de genre comme celle du féminin pacifique et du masculin guerrier, ouvrant une brèche qui questionne le principe même de la binarité des sexes. Cédric Le Bodic invite à considérer les comportements humains sur le mode de la gamme », plutôt que sur celui des frontières incommensurables entre les sexes. 44Les contributions de ce volume conduisent enfin à poser des questions d’ordre méthodologique comment rendre compte d’un phénomène marginal ? Occultées, renvoyées du côté de l’impensable ou de la pathologie, les violences exercées par les femmes ne figurent pas toujours dans les archives criminelles, ce qui oblige à déplacer la focale de l’analyse. Ainsi, Véronique Blanchard a dû exhumer les archives civiles de la justice des mineurs, là où, pour repérer des cas d’inceste féminin, Fabienne Giuliani a dû approcher les dossiers de maltraitance » Parler des femmes et de l’inceste oblige l’historien à multiplier les hypothèses de recherche en raison de la rareté des cas qui s’offrent à son regard. Les archives beaucoup trop lacunaires laissent pourtant supposer l’existence d’un phénomène bien présent tout au long du siècle. 45L’étude d’un mouvement terroriste encore en activité et recherché par la police confronte les chercheurs à d’autres problèmes d’accès au terrain. Isabelle Lacroix le souligne à plusieurs reprises comment appréhender clairement l’actuelle division sexuelle du travail, notamment dans les commandos, quand il est impossible de procéder à une observation directe ? Les taux d’arrestation et d’emprisonnement féminin rendent-ils compte de leur part sur le terrain terroriste ou plutôt du processus de sélection des institutions policières et judiciaires ? Isabelle Lacroix évoque également tous les biais qu’impliquent de passer par des informateurs hommes qui tendent à rendre invisibles leurs comparses. 46L’observation de pratiques tout à fait légales, comme les activités sportives ne permettent pas nécessairement davantage d’observation directe la rareté des agressions physiques réalisées par des femmes sur le terrain de football obligerait à mettre en place un dispositif d’observation continue et sur plusieurs années pour voir se dessiner des régularités. D’où l’intérêt, pour Nicolas Pénin, Fatia Terfous et Oumaya Hidri Neys, de s’appuyer sur les données de l’Observatoire des comportements sur les violences et incivilités dans le football, ainsi que sur les feuilles de match », renseignées par l’arbitre et les procès-verbaux des commissions de discipline. Le croisement de ces sources avec les témoignages des responsables de ces institutions et des encadrants du football féminin permet de rendre compte de la manière dont s’organise la marginalité d’un phénomène dont la rareté n’a rien de naturel ». 47Cédric Le Bodic propose pour sa part d’en finir avec le principe de la comparaison de la criminalité féminine et de la criminalité masculine, qui institue la différence des sexes comme indépassable et incontournable au point de l’ontologiser. Reprenant à son compte la formule de Pat Carlen selon laquelle la femme criminelle n’existe pas, il préconise d’envisager une criminalité sans sexe a priori dans laquelle l’appartenance de sexe ne renverrait pas unilatéralement pour les uns au féminin et pour les autres au masculin. 48Se dissout alors l’objet même de ce volume qui, dans un horizon queer, ne porterait dès lors plus sur la dualité du sexe des acteurs de la violence, ni sur les genres féminins et virils convoqués dans ce type d’action, mais sur la violence elle-même, qui suivrait d’autres lignes de partage. Ceci nous conduit à définir la violence avant tout comme un opérateur de distinction entre des groupes sociaux qui ont le droit légal, le pouvoir matériel et symbolique d’en user et des groupes sociaux qui en sont légalement, matériellement et symboliquement dépourvus. France mère des arts, des armes et des lois. - Joachim Du Bellay. Top 5 des sites à visiter en France. 1 - La Tour Eiffel. Le monument emblématique de la capitale est visité chaque année par plus de 7 millions de personnes. La tour autoportante, conçue en fer, est haute de 324 mètres. L’accès au troisième étage offre un panorama à couper le souffle sur la Ville Lumière. 2 - Le
Mariée à Sigebert en 566, la jeune reine, en arrivant en Austrasie, y apporta les idées d’administration et d’unité de pouvoir sur lesquelles s’était formé l’empire des Wisigoths ; elle ne trouvait pas de plus belle organisation que celle de cette grande autorité romaine, dont toutes les parties étaient si régulières, où le calme naissait de l’action respectée de la loi. Dès que son mariage l’eut associée au gouvernement de l’Austrasie, elle prétendit régner souverainement, faire respecter les lois, y soumettre les grands et les punir sans considération de leur rang. La royauté neustrienne, qui avait réussi à faire prévaloir les traditions romaines dans l’ouest, encourageait les efforts de Brunehaut ; elle se voua dès lors à cette tâche difficile, et, bien que ses débats avec Frédégonde aient plutôt donné une longue popularité à son nom, c’est dans le gouvernement intérieur de l’Austrasie que cette grande individualité de la première époque de notre histoire apparaît dans toute sa force. Ses tentatives de réforme échouèrent contre les libres habitudes des Austrasiens ; moins mêlés que les Neustriens à la population gallo-romaine, rajeunis constamment pour ainsi dire par le contact des Germains, ils résistèrent à tous les souvenirs du vieil empire, ils rejetèrent violemment la civilisation qu’on prétendait leur imposer Brunehaut succomba à la fin, mais on n’en doit pas moins admirer l’étonnante énergie de ce caractère qui durant cinquante ans, et parfois avec succès, lutta contre l’opposition puissante des Austrasiens. Elle réussit d’abord dans ses desseins ; sa grâce, la supériorité de son esprit lui acquirent sur son époux une influence considérable La jeune vierge, dit Grégoire de Tours, avait de la noblesse dans ses actions ; elle était belle à voir, ses manières respiraient la politesse et la grâce ; elle était bonne pour le conseil, et ses discours charmaient. » Sigebert se laissa surprendre par tant de séductions la belle et noble fille du midi domina le barbare ; les lois austrasiennes furent réformées, et la peine de mort substituée à l’expiation pécuniaire. Pendant neuf années, tant que Sigebert exista, l’Austrasie quoiqu’avec impatience subit ces réformes ; mais à la mort de celui-ci commença pour Brunehaut une lutte remplie de périls et de vicissitudes, les haines longtemps contenues éclatèrent avec véhémence. Dès que Sigebert fut tombé sous les coups de Frédégonde, les Austrasiens refusèrent de combattre pour l’étrangère ; ils l’abandonnèrent en face de Chilpéric, dont Sigebert avait envahi les possessions. Brunehaut préféra encore le ressentiment de celui-ci à la haine de ses leudes ; elle demeura à Paris, d’où le roi de Neustrie, n’osant la faire périr, l’envoya prisonnière à Rouen tandis que les Austrasiens, enlevant son fils Childebert, à peine âgé de cinq ans, le ramenaient à Metz. Lorsque, après son mariage avec Mérovée, fils de Chilpéric Ier, Brunehaut s’échappa de la tour de Rouen et revint en Austrasie, elle y trouva les leudes maîtres absolus sous un roi enfant ; elle essaya cependant de ressaisir l’autorité un parti puissant se forma en sa faveur, mais il fut vaincu ; et comme au moment du combat elle voulait intervenir pour sauver Lupus, duc de Champagne, les grands qu’elle avait espéré soumettre la repoussèrent avec dédain Retire-toi, ô femme, dirent-ils à la reine, si tu ne veux être foulée aux pieds de nos chevaux ; qu’il te suffise d’avoir gouverné le royaume sous ton mari maintenant c’est ton fils qui règne, et son royaume est sous notre protection. » A la majorité de Childebert, ou pour mieux dire dès qu’il put porter une épée et commander par lui-même, l’influence de Brunehaut reprit son ascendant. Une conspiration des leudes contre Childebert fut déjouée, les chefs principaux en furent mis à mort, et le roi d’Austrasie reprit une autorité absolue. Ce fut la période la plus heureuse du gouvernement de Brunehaut ; elle se vit si bien affermie qu’à la mort de son fils elle resta, sous le nom de ses petits-fils, seule maîtresse du pouvoir en Austrasie. Supplice de Brunehaut en 613 Elle était alors respectée des papes, des empereurs, des rois barbares ; obéie des grands ; elle protégeait les arts, construisait des monastères, réformait les mœurs du clergé et correspondait avec le pape Grégoire le Grand, qui, au sujet de la conversion des Anglo-Saxons, à laquelle elle avait pris part, lui écrivait L’autorité doit être basée sur la justice ; vous tenez inviolablement à cette règle, on le voit à la manière digne d’éloges avec laquelle vous gouvernez tant de peuples divers. Votre zèle est ardent, vos œuvres précieuses, votre âme affermie dans la crainte de Dieu. » Autour de Brunehaut, en même temps que les lois s’exécutaient, les monuments s’élevaient, les routes se traçaient à l’imitation des grandes voies romaines ; elle apportait à ces travaux une telle ardeur que, de mon temps, écrit Aimoin deux siècles plus tard, on montre encore une foule d’édifices que Brunehaut construits ils existent en si grand nombre et dans toutes les parties de la France que l’on a peine à croire qu’ils soient l’ouvrage d’une même femme. » Aujourd’hui même, en Bourgogne, en Lorraine, en Flandre, on rencontre les restes de plusieurs chaussées, de quelques édifices que les habitants nomment levées de Brunehaut, chemins de la Reine, tour de Brunehaut. Le souvenir de la reine d’Austrasie, qui gouverna, on peut le dire, pour assurer les droits des faibles autant que ceux de la royauté, s’est conservé traditionnellement dans le peuple. Ce furent les dernières prospérités de la vie de Brunehaut chassée d’Austrasie par Théodebert, son petit-fils, elle est obligée de se réfugier auprès du second fils de Childebert, Théodoric, roi de Bourgogne ; elle l’arme contre son frère. Le roi d’Austrasie vaincu à deux grandes batailles, à Toul et à Tolbiac, est tué avec ses enfants par le conseil de son aïeule. Brunehaut semble de nouveau triompher ; mais au milieu de ses succès Théodoric meurt lui-même, laissant quatre fils encore enfants à la tutelle de la vieille reine. Celle-ci se disposait à s’emparer de l’Austrasie et de la Bourgogne et à rétablir, selon l’ambition de sa vie entière, un vaste empire sur le modèle de Rome, quand les leudes d’Austrasie crurent arrivée l’occasion d’en finir avec leur implacable adversaire. Une ligue se forme ; et Brunehaut, qui marchait avec une armée de Bourguignons et d’Austrasiens contre Clotaire II, roi de Neustrie depuis 584, lui est livrée par les siens, comme déjà quarante ans auparavant on l’avait abandonnée à la fureur de Chilpéric. Brunehaut devant Clotaire II A la vue de l’ancienne ennemie de sa mère, le fils de Frédégonde sentit s’éveiller en lui une invincible haine ; il accabla d’injures la reine d’Austrasie, lui reprocha la mort de tous ceux qui s’étaient engagés à diverses époques dans sa cause, et il condamna à un supplice affreux cette femme énergique qui avait un instant commandé à deux royaumes, qui était fille, sœur, épouse et mère de rois. Pendant deux jours il la fit traverser les rangs de son armée, honteusement montée sur un chameau, exposée aux mépris et aux rires de ses soldats ; puis, quand la malheureuse reine eut épuisé jusqu’à la fin cette flétrissante ignominie, le roi la fit attacher par les cheveux, par un bras et par un pied à la queue d’un cheval indompté. Bientôt le sang de Brunehaut, ses membres déchirés couvrirent l’espace que l’animal, excité par le fouet et par les cris des soldats, parcourait dans une course furieuse. Suivant une ancienne tradition, le corps meurtri fut placé sur un monceau de bois auquel on mit le feu ; ensuite on plaça sous le grand autel de l’église d’Autun les cendres et les os à demi brûlés qu’on avait recueillis sur le bûcher. En 1462 ce tombeau fut couronné d’une arcade dans l’intérieur de laquelle on plaça une inscription consacrée à la mémoire de Brunehaut. A la mort de la reine d’Austrasie 613 commence la déchéance de la lignée mérovingienne, qu’elle avait essayé d’affermir par de grandes institutions ; l’autorité des maires du palais se substitue au pouvoir royal, et dès lors, dans les luttes de la Neustrie et de l’Austrasie, on voit apparaître au premier rang les chefs de la dynastie carolingienne. Les écrivains qui ont raconté la vie de Brunehaut obéirent aux ressentiments des Austrasiens, sur qui elle avait prétendu appesantir le joug de la loi ; sa mémoire fut flétrie d’accusations odieuses, et l’on plaça longtemps sur la même ligne Frédégonde et la princesse wisigothe. Sans doute Brunehaut imita souvent les exemples cruels que donnaient les barbares ; mais néanmoins, par son courage, par l’énergie de son caractère, par l’élévation de son esprit, même par sa bonne et sa mauvaise fortune, la fille d’Athanagild reste la plus imposante figure de ce temps.
Jai rejoint Jean-Marie le Pen à l’âge de 16 ans, adhérent depuis 1991, j’ai milité sans relâche au sein du Front National puis du Rassemblement National afin de faire triompher les idées de mon « camp » celui de la France française, fille aînée de l’Eglise, mère des arts, des armes et des lois. Pouzet a écrit En 1558 'joachim" du bellay' pouvait écrire un poème dans lequel il disait "France mère des arts, des armes et des lois".Lorsque ce poème fut écrit, le but était loin de s'inscrire dans la poésie laudative. Pour s'en assurer, il suffit de le lire entièrement. Depuis l'Antiquité, la poésie obéit à des codes, des ... poème est tiré d'un recueil "Les Regrets". Ce recueil a été écrit à partir de 1555. De nos jours, nous avons la version "retapissée" ; généralement il n'y avait pas de titre et les titres furent mis en fonction du premier vers. Les poètes avaient plutôt tendance à numéroter."Les Regrets" contient 191 sonnets. Si la forme du "sonnet" est choisie, ce n'est pas au poèmes ont été écrits pour la plupart en Italie. Quelques uns font allusion au voyage de retour, les derniers environ 40 ont sans doute été rédigés en souligne le caractère nouveau du recueil. Il renonce à la grande inspiration philosophique Ronsard, à l'imitation des Grecs, d'Horace ou de Pétrarque il a déjà utilisé cette veine. Les souffrances d'un séjour à Rome lui font découvrir la "poésie personnelle". Il faut voir "Regrets" comme un carnet de voyage, voyage douloureux où du Bellay voit la fin de ses ambitions, l'amertume qu'il en conçoit, l'ennui de cette vie et l'envie du douleur et cette sincérité exprimées font de du Bellay le poète le plus "moderne" de la du poète est Jean du Bellay, ambassadeur à Rome dès 1534. Il connaît des heures de disgrâce au début du règne d'Henri II. En 1553, le roi entre en guerre contre Charles Quint et recourt à Jean du Bellay pour négocier avec le pape Jules III. Jean du Bellay s'attache alors son neveu Joachim en 1553. Investi d'une mission de confiance il discutera des "capitulations" signées sous Sélim II avec l'Empire ottoman et se verra chargé d'en atténuer l'impact auprès de certains ambassadeurs de diverses cours d'Europe, le poète est déçu dans ses ambitions. Chargé de l'intendance de Jean du Bellay, ces occupations s'avèrent vite ennuyeuses "Je suis né pour la Muse, on me fait mesnager" sonnet XXXIX, puis vient la nostalgie "La France et mon Anjou dont le désir me point..." XXV. Il a plusieurs fois le désir de retour toujours "la flatteuse espérance" le retient auprès de son maître et de quelques exilés comme le spectacle des mœurs romaines qui attise sa verve satirique "Les vieux singes de Cour...", "Lorsque je vois ces Messieurs...".Avec "France... " IX, tourné vers sa lointaine patrie, il souffre et pour exprimer cette détresse, du Bellay trouve l'image de l'agneau égaré. Dans la "chute", le poète pointe l'injustice de son sort ou "si" est renforcé par "pourtant" "Entre les loups cruels, j'erre parmi la plaine … / Las, tes autres agneaux …. /Ils ne craignent le loup, le vent ni la froidure / Si ne suis-je pourtant le pire du troupeau."A son retour en France, tout a changé. Il retrouve Paris "sans pair". Repris par sa surdité un temps calmée en Italie, il publie les "Antiquités de Rome", "Poemata", "Jeux rustiques" et "Regrets". Au décès d'Henri II, tout est à refaire et il se voit contraint -pour une pension- de devenir le "poète courtisan" de François II. Pour les œuvres de ce moment, à l'exemple de Mellin de Saint-Gelais, du Bellay se gardera de les publier afin d'échapper à la critique."Tu seras bien venu entre les grands seigneurs, / Desquels tu recevras les biens et les honneurs / Et non la pauvreté, des Muses l'héritage, / Laquelle est à ceux-là réservée en partage, / Qui, dédaignant la Cour, fâcheux et mal plaisants, /Pour rallonger leur gloire accourcissent leurs ans." Du Bellay n'atteindra pas 40 l'Histoire, un poème s'analyse de manière rigoureuse et sortir un vers de son contexte afin d'amener un questionnement peut parfois s'avérer est-il toujours bon de connaitre la biographie d'un écrivain et le contexte de l'écriture. Jean-Marc Labbat en fait la démonstration avec son d'Orléans sera prisonnier des Anglais pendant la Guerre de Cent ans, il passera vingt années dans les geôles anglaises sans que sa rançon ne soit payée. C'est là qu'il écrira l'essentiel de son oeuvre. Le contexte explique le poème une laudation extrême de la France et puis une chute qui fait comprendre toute l'amertume du prisonnier, se voyant oublié où sont donc les valeurs d'antan ?bourbilly21 a écrit ... çà ne vous rappelle rien ?Du Bellay a écrit "Vision" concernant ... a écrit Tout comme Louis XIV et Napoléon ont eux-même forcé la main au pape... Philippe IV "le Bel" l'a fait en son temps, Charles Quint le fera...Ici, il s'agit de la France mais je pense que n'importe quel endroit aurait donné autant d'arguments historiques Florence, le Saint Empire, l'Autriche, l'Espagne, l'Empire ottoman... concernant arts, armes et a écrit Bref, il ne faut pas faire dire à un texte du Moyen-Age ce qu'il ne veut pas dire ...Vous avez la définition philosophique "Dans l'Antiquité, l'Art visait à exprimer la beauté"- du Bellay, nous avons un peu dépassé le Moyen-Âge - ... %C3%A7aisePouzet a écrit ... qun avaient par exemple conquis l'ameriqueVous auriez pu poser cette question et prendre comme "appui" "Heureux qui comme Ulysse...", tiré aussi de "Les Regrets". On peut y voir le bonheur des voyages et de la découverte mais la suite, là encore, montre la tristesse de l'éloignement et le besoin du ... _________________"... we shall fight on the seas and oceans, we shall fight ... whatever the cost may be ... we shall never surrender...." W. L. Churchill"... The ship is anchor’d safe and sound, its voyage closed and done, ... From fearful trip the victor ship comes in with object won ..." W. Whitman Jr
Cebon accueil fait aux cultures et aux créateurs étrangers s’inscrivait dans une politique assez systématique et, au fond, assez traditionnelle, visant à imposer dans le monde l’image d’une France mère des arts et des lettres, à défaut de pouvoir être plus longtemps celle des armes et des lois, d’une nouvelle Athènes faisant pièce à la Rome américaine.
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France mère des arts, des armes et des lois. Si Joachim du Bellay nous revenait d’entre les morts, reconnaitrait-il le beau pays de France, son petit Liré qu’il préférait au mont
France, mère des arts, des armes et des lois,Tu m'as nourri longtemps du lait de ta mamelle Ores, comme un agneau qui sa nourrice appelle,Je remplis de ton nom les antres et les tu m'as pour enfant avoué quelquefois,Que ne me réponds-tu maintenant, ô cruelle ?France, France, réponds à ma triste nul, sinon Écho, ne répond à ma les loups cruels j'erre parmi la plaine,Je sens venir l'hiver, de qui la froide haleineD'une tremblante horreur fait hérisser ma tes autres agneaux n'ont faute de pâture,Ils ne craignent le loup, le vent ni la froidure Si ne suis-je pourtant le pire du troupeau.
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